Troisième Humanité, de Bernard Werber

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Quatrième de couverture :

Nous sommes à l’ère de la deuxième humanité.
Il y en a eu une avant.
Il y en aura une... après.


Chronique de Platinegirl :

 

J'ai reçu Troisième Humanité, le dernier roman de Bernard Werber, le 18 octobre 2012. Je devais le lire et le chroniquer dans les deux mois et, presque trois mois plus tard, je ne l'ai pas terminé. Si je vous en parle quand même aujourd'hui, ce n'est pas parce que je suis obligée de parler des livres que je reçois, en temps et en heure, mais parce que je suis obligée de me demander pourquoi je n'ai pas encore réussi à terminer ma lecture de ce roman.

 

Il vous faut savoir, tout d'abord, que je côtoie l'univers de Bernard Werber depuis de très nombreuses années. Nombreuses années au cours desquelles j'ai lu une quinzaine de ses romans, ayant des révélations avec la trilogie des fourmis, ou des coups de coeur pour "Le livre du voyage" ou encore la trilogie des Dieux. J'ai eu deux déceptions cuisantes : la première avec "Le papillons des étoiles" (et notamment sa fin) et la dernière avec "Les Thanatonautes" que je n'ai même pas réussi à terminer, sans trop savoir pourquoi.

 

En septembre dernier, quand j'ai appris le thème du roman annuel de Bernard Werber (qui est, soit dit en passant, le tout premier auteur que j'ai eu l'occasion de rencontrer en dédicace, ce n'est pas rien), j'étais enchantée : je pouvais à nouveau me cultiver tout en me détendant devant un roman d'un de mes rares auteurs préférés français ! Je me voyais déjà, découvrant les passages de l'Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu, et participant à la vie des scientifiques de ce roman, la science étant mon domaine d'étude.

En octobre, quand j'ai reçu ce roman, j'étais en joie. Je voulais vite finir mes quelques livres en cours pour me plonger dans "Troisième Humanité", j'avais hâte.

 

J'ai commencé ma lecture de "Troisième Humanité" vers la fin du mois de novembre. Comme à mon habitude, je m'attendais à ne pas le lâcher et à le finir disons en moins d'une semaine, vu mon planning de l'époque. Cela n'a pas du tout été le cas. La première vingtaine de pages a été vite avalée mais, par la suite, jour après jour, j'avais du mal à me motiver pour le lire, je privilégiais des lectures différentes, et j'ai compté : j'ai lu 30 livres/BD/mangas pendant tout ce temps.

 

Mon retard dans ma lecture de "Troisième Humanité" n'est pas dû à un quelconque manque de temps, en mettant bout à bout mes minutes et heures glânées ça-et-là, j'aurais pu terminer ce roman. Non, mon retard vient du fait que je n'accroche pas. Ou, disons-le plus clairement, que je suis mal à l'aise en lisant "Troisième Humanité". Tant et si bien que j'ai reculé jour après jour l'écriture de cette chronique tant je préfère ne pas penser à ce livre.

Pourquoi suis-je mal à l'aise ? Parce que je connais bien et ne partage pas vraiment les théories personnelles de Bernard Werber sur l'humanité / son devenir et ce qu'il faut faire pour l'améliorer et que, dans ce livre, je les sens, je les lis, je les vois et j'ai ce malaise grandissant quant à la nature réelle de ce roman, j'en viens à douter de sa raison d'être : est-ce vraiment un roman ou un moyen détourné de faire passer son message ? Pour moi, lire un roman, c'est de l'évasion, j'oublie mon monde, j'oublie ma vie, j'oublie ma personne et je découvre de nouveaux horizons. Avec ce roman, je n'arrive pas à dissocier la réalité de Werber (qui se passe 10 ans après la lecture de ce roman, d'après sa préface) à ma réalité à moi, je ne me détends pas, je ne rêve pas.

 

Alors j'ai décidé, en mon âme et conscience, même si j'aimerais bien savoir la fin de ce roman, d'arrêter ma lecture tant elle me rend nerveuse, ni plus ni moins. Certes le style d'écriture de Bernard Werber est toujours agréable, certes j'adore l'idée d'entendre la Terre penser, certes j'adore retrouver l'Encyclopédie et les Wells,... mais je n'arrive pas à apprécier ma lecture et, vu que le plaisir de lire compte énormément à mes yeux, je préfère arrêter les frais plutôt que de me forcer et me dégoûter. Cependant, je vais donner une seconde vie à ce roman en le partageant avec mon père à qui je dois mon amour des romans précédents de l'auteur, on verra bien ce qu'il en pense et peut-être réussira-t-il à me faire changer d'avis ?? !!

 

 

Troisième Humanité

Bernard Werber

Editions Albin Michel

583 pages

22,90 euros.

 

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