Maléfices, La Trilogie du Mal, tome 3, Maxime Chattam

Quatrième de couverture

Une ombre inquiétante rôde dans les forêts de l'Oregon. C'est d'abord un employé de l'environnement qui est retrouvé mort, le visage horrifié. Aucune trace du criminel... Dans le même temps, des femmes disparaissent en pleine nuit, pendant le sommeil de leur époux. Pas de trace d'effraction dans les maisons... Et puis se répand une épidémie singulière : les foyers de Portland sont envahis par des araignées aux piqûres mortelles. Les victimes s'accumulent et la psychose s'intensifie. Et s'il n'y avait qu'une seule personne derrière tout cela ? Un être pas comme les autres. On commence à murmurer le pire : et s'il n'était pas humain ? Joshua Brolin et Annabel O'Donnel vont mener l'enquête, entrer dans la toile et faire face à l'impensable. Une nouvelle génération de tueur.

 

Chronique d'Alexandre

Je vous parlerai aujourd’hui de Maléfices, le troisième tome de la Trilogie du Mal, de Maxime Chattam.

Portland, dans l’Oregon. Nous retrouvons Joshua Brolin dans son chalet, perdu au milieu de la nature, quelques mois après l’arrestation de la secte Caliban. Alors qu’il vient de convenir d’une petite semaine de vacances en compagnie d’Annabel O’Donnel, le frère de Larry Salhindro, ancien collègue de Joshua, est retrouvé mort dans la clairière Eagle Creek 7.

Sur son visage, une expression d’intense terreur. Sur son cou, la marque d’une morsure d’araignée. Petit souci : la taille de la morsure et la quantité de venin retrouvée laisse à penser que l’animal aurait au minimum la taille d’une roue de camion…

Alors qu’en ville, les morsures d’araignées sont de plus en plus fréquentes, l’idée d’une araignée géante n’est pas vraiment pour plaire aux autorités qui font tout pour étouffer l’affaire.

Apprenant la mort du frère de son ami, Joshua décide d’aider à la résolution de l’enquête, bientôt rejoint par Annabel. Il apparait rapidement qu’il ne s’agit pas vraiment d’un animal mutant, mais bien du fait d’un être humain, et qu’il ne s’arrêtera pas à une seule victime. Commence alors une course contre une mort qui refuse de se laisser faire.

Ce troisième et dernier volet de la Trilogie du Mal m’a réellement conquis. Si tant est que je devais encore l’être par cette trilogie…

Tout était au rendez-vous dans ce magnifique ouvrage. L’intrigue, les rebondissements, les scènes macabres, l’action, la présence d’informations aussi rigoureuses qu’atypiques, tout !

La réunion du duo Brolin – O’Donnel dans un cadre similaire à celui de  L’Âme du Mal  donne un petit air nostalgique et une ambiance particulière. Une sorte de mélange entre la noirceur de l’Âme du Mal et la froide distance par rapport à notre société d’In Tenebris, le tout allégé par la présence d’une nature aussi bien en fête que redoutable.

Les informations apportées à propos des araignées sont, comme dit plus haut d’un atypisme remarquable, du moins pour une bonne partie d’entre elles. On en apprend beaucoup sur les propriétés de la soie produite par ces animaux, sur les recherches au budget parfois colossal dont elle fait l’objet, sur le comportement de l’animal en lui-même, la variété des races, leur dangerosité et encore bien d’autres points que l’on n’aurait jamais pris la peine de chercher.

Le tableau qui nous est dressé ici des araignées n’est à priori pas positif, vu qu’elles sont utilisées comme des armes. Cependant, si on se penche un peu plus sur l’histoire, on se rend compte que ces bestioles, aussi asociales soient-elles, n’aspirent qu’à la tranquillité et ne sont pas agressives en elles-mêmes.

Dans cet ouvrage en particulier, le tueur se révèle un être insaisissable, imprévisible, au point même de mettre Joshua Brolin, tout bon profileur qu’il soit, en difficulté. Non seulement les indices laissés sont d’une minceur extrême, mais les fausses pistes laissées nous embarquent directement, sans que l’on se rende vraiment compte qu’on fait fausse route, tout comme les enquêteurs. Sentiment assez déroutant et, somme toute, très agréable lorsqu’on lit un thriller. C’est l’une des rares occasions où se faire balader est aussi agréable…

La seule légère ombre au tableau, selon moi, est la fin de l’histoire. Les rebondissements, s’ils sont tous d’une logique et tiennent tous aussi bien la route qu’il est possible de le faire, me semblent un peu trop nombreux. L’impression d’avoir une fin à rallonge est présente, même si on n’a vraiment pas envie de voir l’histoire s’achever.

Point noir qui peut convenir tout à fait à d’autres personnes, soulignons-le. Ca n’est pas ici la qualité du récit que je mets en cause, que du contraire, mais bien la succession d’actions pendant un laps de temps assez impressionnant. Conseil au lecteur : prévoyez un bon trois quart d’heures pour la lecture de l’action finale, sinon vous devrez faire une pause dans votre lecture, ce qui est assez horripilant, vu la qualité des écrits…

Un livre que je recommande chaudement à toutes personnes n’étant pas arachnophobe ou allergique à un thriller de qualité.

Alexandre

 

Michel Lafon

639 pages

7 euros 41

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau

Date de dernière mise à jour : 25/06/2012