La Conjuration primitive, de Maxime Chattam

Quatrième de couverture

Une véritable épidémie de meurtres ravage la France. D’un endroit à l’autre, les scènes de crime semblent se répondre. Comme un langage ou un jeu.

Plusieurs tueurs sont-ils à l’œuvre ? Se connaissent-ils ?

Très vite, l’hexagone ne leur suffit plus : l’Europe entière devient l’enjeu de leur monstrueuse compétition.

Pour mettre fin à cette escalade de l’horreur, pour tenter de comprendre : une brigade pas tout à fait comme les autres épaulées par un célèbre profiler.

De Paris à Québec en passant par la Pologne et l’Écosse, Maxime Chattam nous plonge avec cette terrifiante Conjuration Primitive au cœur des pires déviances de la nature humaine.

 

Chronique d’Alexandre

Je vous parlerai aujourd’hui de l’ouvrage « La conjuration primitive », de Maxime Chattam.

Dérogeant à mon habitude, je ne vous livrerai pas de second « résumé de l’histoire » dans cette chronique. Non que je ne pense que vous risqueriez d’en moins apprécier l’intrigue, mais bien parce que je m’en voudrais de prendre le risque de vous gâcher le plaisir en vous révélant malgré moi l’une ou l’autre information sur cet ouvrage qui m’a emporté et enthousiasmé au-delà de tout ce que j’ai pu imaginer avant de l’entamer.

Les plus assidus des lecteurs de mes chroniques, ou du moins de celles qui concernent Maxime Chattam (car je l’avoue, j’exerce un chantage éhonté sur mes admirables collègues de l’équipe de Lire ou Mourir pour m’accaparer la moindre des publications de cet auteur. Qu’ils soient loués de céder avec autant de classe à mes menaces de mort implicites…), s’apercevront que j’ai une fâcheuse tendance à encenser ses récits. Qu’ils soient sans crainte, j’essaie de rester au maximum objectif, bien que pour cet ouvrage, il m’ait fallu chercher la petite bête et le dévorer par deux reprises pour trouver ce qui pourrait s’apparenter à un défaut, bien que personnellement j’aurais tendance à lui accorder autant d’importance que ma première couche culotte…

Commençons donc par ce que d’aucuns pourraient qualifier de point négatif.

Le principal reproche que l’on pourrait faire à cet ouvrage vient du fait que certains de ses évènements, passages, sont un peu gros à avaler. De peur de trop vous en dire, je vous dirai qu’il peut s’agir d’interventions que l’on pourrait qualifier de quelque peu hollywoodiennes, dans le sens ou elles arrivent de plus ou moins nulle part.

Pour rester objectif, j’avoue qu’à la seconde lecture j’ai trouvé que les interventions de l’un ou l’autre étaient un peu exagérées, voire même un peu faciles. Ceci dit, au vu du restant, elles n’enlèvent rien à l’ouvrage !

Pour parler maintenant du positif, l’un des aspects de cet ouvrage que j’ai le plus apprécié vient du fait que de nombreuses allusions sont faites aux autres romans de l’auteur, qu’il s’agisse de la série Autre Monde, de la Trilogie du Mal, du Diptyque du Temps ou encore du Cycle de l’Homme, l’auteur nous ramène à ses différents romans avec subtilité. Subtilité non négligeable, car le lecteur non habitué à Maxime Chattam n’aura aucun mal à comprendre l’histoire et s’y plonger. Le seul handicap qu’il aura par rapport au lecteur habituel, c’est le fait que lui ne pourra pas éprouver le même plaisir à retrouver certains personnages, noms ou théories qu’il est toujours appréciable de rencontrer à nouveau.

Un premier point déjà extrêmement appréciable en lui-même…

Un second point positif tient des retournements de situation qui jalonnent le récit. Pour les plus sceptiques, il est vrai que pour le style, et plus particulièrement pour l’auteur, ils sont monnaie courante. Dans ce cas-ci, j’ai eu beau en entendre parler, ils m’ont tout de même cueilli avec une efficacité plus que non négligeable. Le lecteur se fera prendre  par ces derniers à la foi tout en douceur, mais sans ménagement. Le choix ne nous est pas laissé et l’intrigue nous propulse en avant à tel point qu’encore une fois, la pause pipi dans la lecture sera vécue comme un véritable supplice…

Mr Chattam, si d’aventure vous veniez à parcourir ces quelques lignes, sachez que rien que pour ça je vous en voudrai à vie (LOL, comme diraient certains) !

D’autre part, et pour ne citer qu’un troisième des très nombreux aspects positifs de l’aventure que représente la lecture des mots que l’auteur à couchés sur le papier, je parlerai de la crédibilité des personnages. Chacun a sa vie et son univers propre, ce qui fait que le risque de les confondre s’approche fort du zéro. C’est quasiment une habitude chez cet auteur, mais dans ce cas-ci il me parait important de le préciser, du fait que ces particularités propres m’ont sautées aux yeux.

Toutes ces individualités et subjectivités propres viennent alimenter et pimenter le récit de manière très appréciable. Non seulement la lecture s’en retrouve facilitée de par sa clarté, mais elle nous embarque plus surement qu’un film…

Vous l’aurez compris, cet ouvrage m’a réellement accroché du début à la fin, au point de m’amener à rédiger une chronique à l’aspect encore un flagorneur qu’à l’accoutumée,  mais ô combien sincère et méritée !

Un ouvrage que je conseille à tous, pour autant que vous ne soyez pas allergiques au genre thriller !

 

La Conjuration Primitive

Maxime Chattam

Albin Michel

462 pages

22.50 euros

 

 

Alexandre

 

Commentaires (1)

PHILIPPE D
Petit à petit, je découvre le terrible Chattam !

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Date de dernière mise à jour : 16/02/2014