La nuit des enfants rois, Bernard Lenteric

 

 

Quatrième de couverture

La Nuit des enfants rois se déroule à toute allure, comme un merveilleux film, d'où l'on sort ébloui. Cela se passe, une nuit, dans Central Park, à New York : sept adolescents sont sauvagement agressés, battus, certains violés. Mais ces sept-là ne sont pas comme les autres : ce sont des enfants-génies. De l'horreur, ils vont tirer contre le monde une haine froide, mathématique, éternelle. Avec leur intelligence, ils volent, ils accumulent les crimes parfaits. Car ces sept-là ne sont pas sept : ils sont un. Ils sont un seul esprit, une seule volonté. Celui qui l'a compris, Jimbo Farrar, lutte contre eux de toutes ses forces. A moins qu'il ne soit de leur côté… Alors, s'ils étaient huit, le monde serait à eux et ce serait la nuit, la longue nuit, La Nuit des enfants rois.

 

Chronique d'Alexandre

Aujourd’hui, c’est du livre « La nuit des enfants rois » de Bernard Lenteric dont je vais vous parler.

Jimbo Farrar est informaticien. Mais pas n’importe quel informaticien ! Du haut de ses deux mètres quatre, Jimbo cache une intelligence hors du commun derrière un regard tendre et enfantin.

Affecté à la surveillance d’un programme de recherche des intelligences supérieures, Jimbo passe le temps en élaborant des circuits de trains électriques tous plus compliqués les uns que les autres. Viendra le jour ou un curieux signal vient s’afficher sur l’écran de Fozzy (ordinateur surpuissant, doué de parole et programmé par Jimbo lui-même).

Ce dernier révèle l’existant de sept enfants d’une intelligence extrême. Chaque année pendant dix ans, Jimbo leur rendra visite, sans les mettre en contact.

Vient le jour ou le programme « Chercheur de génies » est révélé au grand jour, ou une grande réception est organisée, incluant Les Sept. Ces derniers se rencontrent et se trouvent.

Tout semblait enfin leur sourire quand, au détour d’une sortie nocturne, ils sont agressés au détour d’un sentier de Central Park. Dès lors, ils n’auront de cesse de se venger. Se venger de la société. Du vol de valeurs immobilières à la création de plus de 400 comptes en banques frauduleux avant de passer tout bonnement aux meurtres parfaits, Les Sept tiennent Jimbo au courant de leurs agissement, sans pour autant le lui avouer. Ils le tiennent.

Luttant de toutes ses forces pour les contrer, sans toutefois trahir leur existence, Jimbo finira par trouver la seule et unique faille de ce groupe de génies. Mais réussira-t-il à l’exploiter sans être repéré ?

C’est une très agréable surprise que « La nuit des enfants rois ». L’histoire vous prend et vous entraîne inexorablement vers la fin, vous permettant de ressentir toute l’intensité dépeinte au fil des pages, sans pour autant vous chambouler et vous secouer par ses rebondissements. Une fois le récit lancé, tout roule jusqu’à la fin avec une constance et une qualité non négligeable.

Qui est Jimbo ? Qui est-il à l’intérieur ? C’est la question que l’on se pose et c’est tant mieux, car lui-même ne le sait pas vraiment, tout aussi intelligent qu’il soit. Que veut-il ? Ca non plus il ne le sait pas. Peut-être que Fozzy pourrait le lui dire s’il était programmé pour cela ? Un personnage principal bien campé et attachant doublé d’un ordinateur tout aussi sympathique, le tout accompagné d’un entourage dépassé par les évènements et de sept adolescents ourdissant les pires plans sont les ingrédients d’une histoire de qualité.

Outre le contenu du récit, j’ai beaucoup apprécié la forme de celui-ci. La tournure des phrases, brèves, saccadées et directe donne un rythme très appréciable à l’ouvrage. De même que le fait que le narrateur ne soit pas en permanence totalement défini. Sa place n’est pas immuable tout au long du récit. D’externe, il passe à omniscient et entre vraiment dans les pensées des personnages. Pas sur un mode descriptif, mais bien comme si ces dernières avaient été notées au vol. Figure de style donnant encore un peu plus de crédit aux protagonistes de notre histoire.

Certains pourraient ne pas apprécier ce style d’écriture, ce que je peux aisément comprendre. Le côté « anti-traditionnel » n’est pas forcément pour plaire à tout le monde. En dehors de l’écriture en elle-même, la fin pourraient en laisser quelques uns sur leur faim. J’avoue que j’aurais bien encore lu une ou deux pages, même si en termes d’actions, il ne fallait rien de plus.

En résumé, c’est encore une fois un livre que je conseille à tout qui n’est pas allergique à un style d’écriture quelque peu anticonformiste.

 

Alexandre

 

5,50 euros

280 pages

Le livre de Poche

Commentaires (3)

Ido
  • 1. Ido | 10/02/2011
Moi aussi il m'a beaucoup marqué adolescent, mon professeur de français me l'avait conseillé, j'avais souvent voulu le retrouver, mais je viens tout juste de faire des recherches et viens de le retrouver... c'est certain que je vais le relire!
myrddin
J'ai également lu ce livre étant ado. J'en garde quelques souvenirs mais ton billet me donne envie de replonger dans cette lecture à nouveau
calypso
Je ne me rappelle pas du style mais c'est un des livres qui m'ont le plus marquée lorsque j'étais adolescente.

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Date de dernière mise à jour : 09/06/2012