La patience du diable

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Quatrième de couverture

Le mal peut-il contaminer ceux qui le traquent ?

Un Go-fast pris en flag qui transporte bien pire que de la drogue…

Deux ados qui tirent sur les passagers d’un TGV lancé à pleine vitesse…

Des gens ordinaires découverts morts… de terreur.

Le diable mène le bal, le monde est devenu fou. Lieutenant à la section de recherches de Paris, Ludivine Vancker comprend bientôt qu’un fil sanglant relie ces faits divers.

Rien ne pourra l’empêcher de remonter la piste à sa source. Aux racines de la peur.

Après la Conjuration primitive, Maxime Chattam, dans ce thriller d’une maîtrise glaçante sème plus que jamais le doute.

 

Chronique d'Alexandre

Je vous parlerai aujourd’hui de « La patience du Diable », de Maxime Chattam.

 Lorsqu’elle participe à l’arrestation de présumés convoyeurs de drogue, Ludivine Vancker est loin de se douter qu’elle aura à affronter le Diable en personne.

Aux prises avec ses propres démons, la gendarme aura fort à faire pour arrêter le vent de folie qui semble s’être emparé de la France. Fort heureusement pour elle, elle peut compter sur ses coéquipiers, Segnon et Guilhem pour la guider et lui servir de bouée de sauvetage en cas de besoin.

 Dans la lignée de La Conjuration Primitive, Maxime Chattam signe ici un thriller palpitant, caractérisé par un rythme très soutenu, avec en toile de fond un questionnement important sur la nature humaine et la véritable identité de celui que nous appelons le Diable.

 Étant un inconditionnel de l’auteur, il était couru d’avance que la lecture de ce roman serait une partie de plaisir, mais si l’on considère objectivement les forces du récit, on peut plus que raisonnablement penser, voir affirmer avec certitude que La patience du Diable a tout ce qu’il faut pour plaire à l’amateur de thriller.

 Pour une personne ayant lu La Conjuration Primitive, quel plaisir que de retrouver Ludivine et Segnon ! Dès les premières lignes, on retrouve ces deux personnages qui n’ont rien perdu de leur mordant et de leur dynamisme. C’est avec l’impression de retrouver de vieux copains que j’ai entamé ma lecture. Quel pied !

Que les personnes qui n’ont pas lu l’ouvrage susmentionné se rassurent, l’histoire est tout à fait compréhensible sans connaître l’aventure précédente de nos enquêteurs ! Je dirais que la seule ombre au tableau tient du fait qu’ils n’auront pas accès à la pincée de sel supplémentaire.

 Les rebondissements arrivent à une vitesse impressionnante tout au long du récit, nous envoyant balader dans tous les sens et nous laissant complètement abasourdi de notre lecture, pleins du sentiment d’urgence qui habite l’héroïne. Mission accomplie pour l’auteur, qui met en opposition la tendance actuelle du « tout tout de suite », la course au résultat souvent au détriment même de la qualité et la patience dont peuvent faire preuve les tueurs en série (présentés pour l’occasion comme les émissaires du Diable).

Comme à son habitude, l’auteur nous offre matière à réflexion, et vient bousculer nos certitudes pourtant si confortables. Que tous se rassurent, il n’y a pas à craindre de cours de philosophie foireux plus placé dans le texte sous couvert de dialogue, la chose est bien plus subtile et amenée de façon tout à fait admirable par l’auteur.

 Un petit bémol tout de même à ma lecture. A la fin de La Conjuration Primitive, l’auteur avait fait intervenir Joshua Brolin, héros de la Trilogie du mal, et j’aurais bien aimé le retrouver également dans La patience du Diable. Rien de bien grave, mais il s’agit tout de même d’une petite frustration. Voilà tout de même un point pour lequel les lecteurs non assidus de Maxime Chattam auront un avantage sur les autres…

Un ouvrage que je conseille vivement à tout amateur de thriller.

 

La patience du Diable

Maxime Chattam

Albin Michel

490 pages

22,90 euros

 

Alexandre

 

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