Le sang du temps, Maxime Chattam

Quatrième de couverture

Automne 2005. Marion doit fuir Paris dans l'urgence. Il y va de sa vie. Des hommes appartenant à la DST la déposent au Mont-Saint-Michel, où l'accueille une communauté religieuse. Très vite, Marion se sent espionnée... Mars 1928. Au Caire, des enfants disparaissent en pleine nuit, on retrouve leurs corps meurtris dans les nécropoles environnantes. Une rumeur se propage : le monstre des Mille et Une Nuits, la terrible Goule, serait de retour. Le détective Matheson n'y croit pas... Deux intrigues sans rapport apparent, et pourtant liées de manière inextricable.

 

Chronique d'Alexandre

Je vous parlerai aujourd’hui du livre « Le sang du temps », de Maxime Chattam.

Marion est contrainte de quitter sa famille, ses amis et sa vie du jour au lendemain pour aller se réfugier sur le Mont-Saint-Michel sur les conseils de la DST. Des gens lui en veulent…

Au Caire, en 1928, Jérémy Matheson enquête sur des disparitions d’enfants troublantes. Tout semble indiquer que l’auteur des rapts d’enfants n’est autre qu’une créature de légende : une Goule…

Deux histoire en apparence totalement différentes, mais reliées entre elles à travers les années d’une façon assez étrange…

 

C’est un récit quelque peu atypique en comparaison à ses autres œuvres que nous livre ici Maxime Chattam. On reste dans le domaine du thriller, bien évidemment, mais on vit ici une histoire en deux parties. L’une nous raconte la vie de Marion, l’autre nous révèle l’enquête de Jérémy au travers de la lecture de Marion.

Tout au long du récit, on est trimballé du Caire de 1928 au Mont-Saint-Michel des années 2000 avec une facilité déconcertante. La transition se fait chaque fois sans difficulté, au point qu’à la lecture on ne se rend pas forcément compte qu’on vient de changer totalement d’univers.

 

Au niveau de l’intrigue, j’ai eu une nette préférence pour ce qui concerne l’enquête de Jérémy Matheson. Celle-ci étant tout de même le point central du récit, les péripéties de Marion ne sont pas grand-chose en comparaison à ce que vit le détective du Caire. A mon sens, cette caractéristique déforce quelque peu l’histoire. A la lecture, lorsqu’il s’agit du Mont-Saint-Michel, on en vient à se demander quand est-ce qu’on se retrouvera à nouveau en pleine enquête Égyptienne.

 

Au niveau des personnages, j’avoue que cette fois-ci j’ai eu plus de mal à les cerner. Il s’avère qu’au fil du récit on s’aperçoit que c’est voulu, ou au moins justifié. Marion reste évasive concernant les raisons de sa venue au Mont-Saint-Michel et ne se livre pas facilement. Par ailleurs, on n’en apprend que très peu concernant ses états d’âmes, les pensées que l’on peut suivre étant surtout axées sur ce qu’elle vit au quotidien et sur son envie de connaître l’histoire de Matheson.

Jérémy n’est pas non plus tout ce qu’il y a de plus clair comme personnage. Le récit le concernant étant écrit à la première personne, il ne se livre pas énormément, s’axant plus sur son enquête et ses suspicions.

 

ON pourrait croire que cette chronique n’est en fait pas des plus positives, mais il reste un dernier point essentiel que je ne peux souligner sans vous révéler le dénouement. Je peux juste vous dire que les dernières pages m’ont surpris au plus au point dans le domaine du positif. Le conseil que je peux vous donner est de relire une seconde fois l’ouvrage, vous n’en profiterez que mieux.

 

Un livre que je conseille à toute personne amatrice de thriller.

 

Alexandre

 

Michel Lafon

467 pages

7,03 euros

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Date de dernière mise à jour : 13/06/2012