Mascarade, de Philippe Ward

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Quatrième de couverture:

Une série de meurtres violents frappe le milieu séparatiste basque. Pour brouiller les pistes, les tueurs se déguisent en personnages des mascarades et carnavals traditionnels.


Mikel, un négociateur de la paix qui condamne la violence et les luttes fratricides, est chargé par son organisation d'enquêter sur les attentats sauvages qui déciment les rangs modérés. Ces investigations vont plonger ce paisible libraire bayonnais dans une enquête aux frontières du réel. Un traque au cours de laquelle il va affronter des monstres folkloriques indestructibles. Aidé par un mystérieux trio de vieux gardiens, Mikel va découvrir les points faibles de ces être maléfiques.

Mais parviendra-t-il à démasquer le sinistre "Chasseur Maudit" qui utilise ces créatures pour plonger son pays dans le chaos?

 

Chronique de Platinegirl:

 

C'est le côté "policier" de ce roman qui m'a donné envie de le lire, malgré le fait que son histoire se passe dans le milieu séparatiste basque, un milieu que je connais mal, autant dire uniquement à travers les journaux télévisés. Je vous avoue, je l'ai lu en tant que divertissement, mais cela ne m'a pas empêchée de me cultiver au passage...

 

Mais reprenons l'histoire de ma rencontre avec "Mascarades" depuis le début. Tout a commencé quand j'ai voulu mettre une couverture sur son nom. Je me suis demandée "c'est quoi ce truc blanc en tissu au milieu?" et j'ai couru jusqu'à sa quatrième de couverture histoire d'apaiser ma curiosité. Je comprends vite que l'histoire sera sombre et violente, comme un bon petit policier. Et moi, j'aime bien les bons petits policiers, donc j'ai accepté de le lire avec joie! Il s'avère en plus que c'est un roman broché de 300 et quelques pages assez léger, alors je signe avec encore plus d'empressement!

 

J'ai vite ouvert mon livre pour le lire. J'ai immédiatement été surprise par la qualité de ses pages, au grain assez rigide, très agréable à tenir en main. Puis je me suis plongée dans l'histoire et j'ai oublié tout le reste.

Sans vouloir vous raconter toute l'histoire (ce n'est pas mon genre), ce roman est vraiment original car il nous dit vite qui sont les coupables et quel est le milieu d'où ils viennent. Cela m'a fait penser un peu au Da Vinci Code, dans le sens où les méchants ne sont pas la caricature de l'extrémiste basque qui veut tout faire sauter. Justement, cet extrémiste basque, on le comprend un peu mieux, au fil des pages. On comprend la lutte interne de l'ETA (j'ai appris au passage pourquoi ce groupe portait ce nom), l'équilibre instable avec les polices françaises et espagnoles. Et j'ai bien envie de dire que c'est un des points forts de ce roman: OK, on nous livre les coupables sur un plateau assez vite, mais on poursuit quand même sa découverte de l'histoire grâce aux manigances internes de l'ETA qui nous donnent envie de continuer, malgré tout, notre lecture. Cela tient aussi du fait que le rythme du roman est soutenu et que les rebondissements sont originaux et parfois surprenants de part leur timing.

Revenons un peu aux personnages. Ce qui m'a un peu gênée dans ma lecture, c'est le fait qu'ils portent des noms qui se ressemblent. J'ai un peu eu du mal à m'y retrouver, au début, notamment quand on revoit le directeur de la chorale basque pour la seconde fois (c'est simple, je n'avais pas calculé que c'était lui avant de le revoir pour la troisième fois!). Je me suis vite attachée à Mikel, notre héros, car c'est le prototype du (plus si) jeune premier parfait: il est pacifiste, il est intelligent et lettré, il sait garder son calme dans les moments terribles...

 

Je vois que je m'éparpille alors on va clôturer cette chronique de manière toute simple, aussi connue sous le nom de mathématique (et oui, les maths, ça peut parfois être simple!): un avenir politique incertain + des meurtres violents un brin fantastiques + un rythme haletant + un héros au coeur pur + un méchant original = une très bonne découverte que je ne peux que vous conseiller, si vous aimez les romans policiers! Chose qui ne gâche rien: le style de Philippe Ward est très agréable à parcourir!

 

 

Mascarades

Philippe Ward

Editions Aitamatxi

315 pages

17 euros.

 

 

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Date de dernière mise à jour : 09/06/2012