Masque de Sang, de Lauren Kelly

 

Quatrième de Couverture :

Riche et charismatique mécène, Drewe Hildebrand suscite le scandale en organisant une exposition de « bio-art », qui inclut des fœtus et des masques faits de sang humain, dont l’un à l’effigie de Drewe elle-même. Est-ce pour cette raison qu’elle disparaît de sa propriété située au bord de l’Hudson, apparemment kidnappée au cours de la nuit ? Sa jeune nièce Marta, retrouvée droguée au crystal meth, est trop traumatisée pour décrire les ravisseurs. Saura-t-elle échapper à ses terrifiantes hallucinations pour aider la police ? Cette enquête haletante est aussi une plongée dans le monde des « bio-artistes » et une réflexion singulière sur l’art contemporain.

 

Critique de Ceinwèn :

            L’histoire commence avec la découverte de Marta, la nièce de la riche et extravagante, mais non moins controversée, Drewe Hildebrand. Droguée au point d’être comme une bête sauvage, à la lisière de la folie, elle reste néanmoins le seul témoin de ce qui est arrivé à sa tante.

Sa tante, femme adorée et détesté, qui disparait brusquement, suite à un fiasco médiatique.

            On va suivre en parallèle les interrogatoires de la jeune fille pour savoir ce qui est arrivé à sa tante et son histoire. De son arrivé au domaine jusqu’à cette sinistre nuit.

Le terme de thriller me parait totalement inadapté. A dire vrai, j’ai plutôt eu la sensation d’un roman qui se veut angoissant et stressant, et qui rate son coup.

            Il n’y a pas d’enquête on suit vraiment la vie d’une jeune fille un peu paumée.

Marta, Annemarie de son vrai nom, a une histoire familiale douloureuse, et se sent étrangère vis-à-vis de son propre corps. Vivre avec sa tante lui donne l’occasion de côtoyer des artistes contemporains. Elle n’aime rien hormis sa tante, qui a une relation de tendresse-indifférence à son égard, n’a aucun but dans la vie que de recevoir l’attention de cette femme qu’elle révère.

            Le monde artistique décrit ici par l’auteur est vénéneux, toxique, poisseux. Un monde de drogues, on l’on est dans la lumière brièvement, le temps de se bruler les ailes. Certains sont étranges, mais affectueux envers l’héroïne, tandis que d’autres sont plus inquiétant.

            Une jeune fille insensible à tout mais avide de l’interêt de sa tante, une femme extravagante qui est autant manipulatrice que manipulée (ce sont les mots de l’auteur, désolée la citation ne doit pas être exacte), qui se dit qu’elle « devrait aimer » et qui va se retrouver seule témoins de ce qui est arrivé à Drewe.

            La fin est à la hauteur du reste, cherchant une surprise mais retombant un peu à plat. Qu’est-il réellement arrivé à Drewe Hildebrand ? Est-elle morte ? en fuite ? Séquestrée ?

Pas plus que la jeune fille nous n’aurons de réponse, mais une fois le livre refermé je n’ai pas eu envie de poursuivre.

 

Je suis un peu sévère, mais ce n’est que mon point de vue. Ça reste un roman qui cherche le stress et l’angoisse de son lecteur. Qui veut décrire un monde qui n’est pas fait de paillettes et où l’on aime aussi vite que l’on oubli. Le point de vue d’une jeune fille étrange, étrangère, avide.

Un bon point reste pour moi l’idée que l’on ne connait pas les gens même si on les aime ou les admire. Rien n’est simple et la vérité peut parfois être là où l’on ne le pense pas

 

 

Masque de Sang

Lauren Kelly

Albin Michel

300 pages

19.50€

Ceinwèn

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau

Date de dernière mise à jour : 13/06/2012