Week-end en enfer, de James Patterson & David Ellis

Quatrième de Couverture :

Quelques minutes après être descendues de leur jet en provenance de Berne, Abbie Elliot et ses trois meilleures amies – Winnie, Serena et Bryah – prennent possession de la suite présidentielle d’un luxueux palace de Monte-Carlo.
Le temps d’un week-end, les quatre jeunes Américaines ont abandonné mari et enfants pour s’offrir du bon temps. Au programme : casino, restaurants, boîtes de nuit et champagne à gogo…
Après une soirée bien arrosée, les quatre jeunes femmes décident de suivre leurs compagnons d’un soir sur un yacht.
Quand elles se réveillent, le lendemain matin, elles sont arrêtées sans ménagement par un groupe d’intervention de la gendarmerie et emmenées de force dans un lieu tenu secret.
Là, on les accuse du meurtre de deux de leurs compagnons de la veille… Début d’un très long cauchemar. D’autant que l’une des deux victimes est un personnage politique de tout premier plan…

Chronique de Ceinwèn :

Autant le dire dès le départ : je n'ai pas aimé ce livre. Jamais, à aucun moment. Je vais tout de même essayer de vous faire une chronique objective et vous expliquer mon ressenti.

James Patterson, qui écrit maintenant toujours avec un autre auteur, a toujours réussi à proposer des romans qui, sans être forcément excellents, me permettaient de passer un bon moment. J'ai rarement été déçue par ces intrigues, mais là je n'ai pas réussi à trouver un point positif - ou si peu.

Nous partons de quatre femmes, pour la plupart mères de famille, qui décident de s'offrir un week-end flamboyant à Monaco entre filles, loin de maris et enfants. Si au début tout se déroule bien, elles finissent toutes par céder aux sirènes de l'adultère - principalement car leurs maris ne se gênent pas de leur côté. Mais elles sont soudain réveillées par le GIGN qui les arrêtent pour meurtre. Rapidement condamnées par l'opinion publique, leur procès n'est qu'une mascarade et elles sont rapidement incarcérées en France. C'est là, dans une prison française, que l'on retrouve Abbie. Elle est la seule à n'avoir pas abandonné. A avoir refusé d'avouer en échange d'une réduction de peine : elle se sait innocente et ne perd pas espoir. Torturée, violentée, Abbie réalise que si elle ne prend pas les choses en main, elle mourra dans cette prison. Commence alors un compte à rebours mortel pour elle, et pour sa liberté.

Je dois dire que dès le chapitre 1, j'ai su que cela n'allait pas marché. L'ambiance posée m'a rappelé un vieux téléfilm du dimanche, avec une image pleine de grains et aux couleurs fanées (voyez-vous ce que je veux dire ?). Pourtant, j'ai continué, j'ai voulu aller jusqu'au bout. Donner sa chance au roman, et prête à croire qu'il y avait quelque chose de bien.

Mais dans ce roman...tout est joué ! Le procès, l'intrigue...il ne se passe rien pendant près de 300 pages ! La première page s'ouvre sur la prison (donc on connait l'issue du procès) puis on remonte dans le temps. Sauf qu'on s'ennuie. On ne sait pas vraiment, car Abbie ne sait pas qui est coupable, juste qu'elle est innocente.  Il faut attendre le drame du chapitre 1 pour qu'Abbie se secoue et tente le tout pour le tout. A ce moment, à ce moment là seulement, il y a un peu d'action. On suit alors Abbie dans sa volonté de découvrir la vérité sauf que...au final ce n'est pas tant grâce à ses actions mais à celles d'autres personnes.

Ce qui me gêne en plus, c'est qu'un lecteur attentif remarquera un petit passage, l'air de rien en début, qui ne donne aucun nom de personnage mais...qui est extérieur aux yeux d'Abbie et qui vous dévoile en fait les dessous de l'intrigue...Quel dommage !

Au final je l'ai terminé, mais sans plaisir ! 

 

Week-end en Enfer

James Patterson & David Ellis

l'Archipel

350 pages

22 € (papier) - 15.99€ (numérique)

 

Ceinwèn

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