Ximeria, de Cyrill Vallée

Ximera cyril vallee

Quatrième de couverture :

Luc Saint-Antoine est un flic un peu spécial, commandant une cellule d’enquête de l’Armée. Et en tant que militaire, il sait qu’il doit obéir aux ordres sans discussion, alors qu’on l’oblige à enquêter sur un banal accident. Il pense régler l’affaire en quelques heures et pouvoir retourner à son congé mérité après une autre affaire difficile, mais les choses ne sont jamais aussi simples. L’accident se révèle être un meurtre, le meurtre est relié à un piratage, le piratage implique une jeune hacker nommée Clarisse, qui se voit poursuivie par des hommes dont elle ne sait ni si ce sont des policiers, des agents secrets ou des terroristes. L’histoire va les entraîner de la banlieue de Strasbourg à la fête des Lumières à Lyon en passant par Annecy, et des milieux universitaires à celui des hackers en passant par des « rencontres » avec des mercenaires. Luc et Clarisse vont devoir passer outre leurs propres démons et leurs croyances pour découvrir l’incroyable vérité.

Chronique de Sabbata :

Je voudrais d’abord remercier Cyril Vallée pour m’avoir passé son roman en service presse. Je lis peu de roman policier, suspense et thriller et selon avec qui je discute, je ne lis pas forcément les bons auteurs (une question de goût). C’est donc un domaine que je ne connais pas bien, mais si ce roman m’a interpellé, c’est parce qu’il se passe en Rhône-Alpes et cela change un peu de Paris ou des Etats-Unis.

J’ai trouvé de nombreux clin d’œil littéraire ou cinématographique, mais le plus flagrant est la fréquente référence à la série ALIAS, vous savez, la série où Jennifer Garner est un agent double, parle plusieurs langues et changent d’identité pour chaque mission (un fan de la série ou de l’actrice ?). On remarque aussi une course poursuite qu’on retrouve beaucoup dans les livres de Dan Brown, mais la ressemblance s’arrête là. Sinon, on pense à Jason Bourne.

L’histoire est complexe, très documentée, ce qui fait qu’on peut situer l’action dans le temps (je dirai 2008/2009). Nous lisons du thriller, mais cela frôle de près la science-fiction grâce à la technologie qui prend une place importante et je ne serai pas étonnée si l’auteur avait un projet SF en cours.

Je voudrais soulever un point qui n’est pas du tout péjoratif, que l’on remarque en se plongeant littéralement dans le texte : le rythme est inégal tout au long du roman. Je m’explique. J’ai trouvé qu’on était vite plongé dans l’histoire, puis il y a quelques passages de repos avant que l’action ne reprenne, comme si on entrait parfois dans un rêve avant de se réveiller avec les personnages phares. Au final, cela ressemble presque à un code informatique. Il y a donc dans l’écriture comme un enchaînement de « 0 » et de « 1 », ou du moins, c’est comme ça que je le vois, comme si l’auteur avait donné forme au sujet de son roman (si ce n’est pas clair, merci de mettre un commentaire et je m’expliquerai davantage).

Il y a beaucoup de personnages au début du roman, puis un tri est fait et certains disparaissent, meurent, notre écrivain ne fait pas les choses à moitié. Je me pose par contre une question : pourquoi des russes ? Un ou deux détails étaient prévisibles, notamment le « I.A. » en bas de lettre, sinon, on reste en général plongé dans l’intrigue. Les parties explicatives d’informatique ont été parfois difficiles pour moi, n’étant pas à l’aise dans ce domaine et heureusement que le côté policier est très présent.

Pour résumer, c’est un roman qui se construit comme un réseau, on a l’impression d’être dans une matrice dès la première ligne (ou alors je pense trop à la trilogie Matrix). Ma lecture fut agréable, c’est bien écrit, j’ai passé un bon moment avec ce roman et je suis heureuse de vous l’avoir présenté si vous ne le connaissez pas encore.

Ximeria

Cyril Vallée

CreateSpace Independent Publishing Platform

436 pages

15,21€

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Date de dernière mise à jour : 10/04/2014