Interview de Gabriel Macchiavelli

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Bonjour Gabriel,

Tout d’abord, nous vous remercions d’avoir accepté cette interview.

Pourriez-vous nous parler un peu de vous (enfin, de la période qui suit votre enfance, que nous avons eu le bonheur de connaître à travers votre livre La Colline) ?

Tout d'abord Michaël, je vous remercie pour l'interview, et vous apporte tout mon soutien, ainsi qu'à toute votre équipe pour le travail effectué aux fins de promouvoir la lecture.

J'ai continué à grandir sur cette colline avec toujours un amour immense pour cette terre. Puis, pour des raisons professionnelles, j'ai quitté pendant quelques années la région. Ce fut une période difficile pour moi.

Comment vous est venue l’envie d’écrire ? Et d’écrire sur votre enfance en particulier ?

J'ai toujours aimé écrire. A 12 ans, j'ai commencé  de petits textes, puis des poèmes et des chansons.  En grandissant et avec le travail j'ai mis cette passion un peu de côté.  Il y a quelques mois j'ai commencé l'écriture d'un manuscrit. Mon enfance ayant tellement été magique, il était évident pour moi d'en faire partager les traces. Ce livre est venu « naturellement ».

Quel était votre état d’esprit lors de l’écriture du livre ? Nostalgie, béatitude ? Quelles émotions vous ont traversé lors de la mise sur papier de tous ces souvenirs ?

Difficile à dire. De la nostalgie oui, mais aussi tout un mélange de sentiments. Beaucoup de sourires à l'écriture de certaines scènes, mais aussi quelques moments tristes en  évoquant mes chers disparus qui traversent avec moi ce livre.

Comment votre famille a-t-elle réagit à votre souhait d’écrire sur votre enfance, et donc de parler de certains d’entre eux (notamment votre soeur) ?

Nous sommes une famille très unie, et avec ma sœur nous avons toujours été très proches.La question ne s'est pas posée, personne n'était au courant ! J'ai voulu préserver le secret jusqu'au bout, pour faire une surprise à tout le monde.

Faire ressurgir tous ces souvenirs de façon aussi détaillée n’a pas dû être facile. Vous êtes vous servis de votre seule mémoire ou vous êtes vous aidé d’autres personnes ou de photos, documents, etc. ?

Comme je vous l'ai dit précédemment, personne n'étant au courant je n'ai compté que sur ma mémoire. J'ai gardé des images intactes, des situations, des anecdotes vécues ou que l'on m'avait racontées au fil du temps.

On peut lire dans votre livre que le fait d’être un enfant de deux pays n’était pas toujours facile, avec le regard que vous jetaient certains autres enfants. Cela n’a-t-il pas été trop dur tout au long de votre vie ?

Quelques difficultés ont parfois été rencontrées dans mes tendres années d'école, avec des paroles pas forcément agréables de la part de certains de mes camarades. J'étais un « rital », un « mangia spaghetti », un « maccaroni », avec des parents qui étaient venus bouffer le pain des Français. Au fil des années, tout ça a disparu. Désormais, je reconnais la chance de pouvoir parler l'italien couramment, d'aimer deux pays, deux façons de vivre, et aussi deux façons de cuisiner !

Vous êtes édité chez Zinedi. La plupart des auteurs ont des difficultés pour se trouver un éditeur pour leur premier livre. Comment les choses se sont-elles passées pour vous et qu’est-ce qui a fait que vous avez choisit et avez été choisit par Zinedi ?

De la façon la plus simple possible ! Après l'écriture du manuscrit, j'ai juste voulu avoir un avis professionnel. J'ai choisi une maison d'édition au hasard sur internet. Le manuscrit a été envoyé. Quelques jours après, je recevais une réponse positive et on me proposait l'édition. Pourquoi m'avoir choisit ? Il faudrait poser la question à l'éditrice. Peut-être pour le côté « pagnolesque » et simple du récit. Je ne sais pas.

Je profite d'ailleurs pour remercier Fabienne Germain et les éditions Zinedi pour cette marque de confiance, et d'avoir fait de mon livre la première sortie de leur label Publédit .

Depuis, le livre a fait son bout de chemin. Pour les lecteurs, certains découvrent un mode de vie qui semble préhistorique et qui pourtant était hier... D'autres s'y retrouvent et replongent alors dans leurs souvenirs.

Mais je vous avoue que tout ce qui arrive est vraiment du bonheur. Je ne pensais pas que mon histoire pouvait plaire. Je ne pensais pas toucher autant les lecteurs. C'est simplement.... Magique !

Alors, je voudrais également les remercier, car ce sont eux qui font vivre les livres et sans eux, rien ne pourrait exister. Du fond du cœur, merci à vous !

Avez-vous d’autres projets d’écriture en cours ?

Oui, et je vous en réserve la primeur : j'ai commencé l'écriture d'un roman, qui n'est en aucun cas la suite de « La Colline ». Je n'en dirai pas plus car je veux en préserver le contenu. Et peut-être le voir publié un jour ?

Merci beaucoup d'avoir accepté cette interview, et nous vous souhaitons tous beaucoup de succès pour la suite.

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Date de dernière mise à jour : 18/11/2014