Casterman

 

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Le fondateur, Donat Casterman, s'installe comme libraire-relieur en 1776 à Tournai. Il devient éditeur peu après et ensuite imprimeur. Durant tout le XIXe siècle, l'édition développe un important catalogue, largement dédié aux publications religieuses ou édifiantes et aux ouvrages destinés à la jeunesse, en particulier les livres de prix. L'impression et la reliure sont assurées dans les ateliers tournaisiens qui occupent une à deux centaines de personnes. En 1856, Henri Casterman crée une filiale dans le quartier Saint-Sulpice, à Paris, ce qui permettra un fort développement des affaires en France. Suite au décès des deux dirigeants, l'entreprise prend la forme d'une société anonyme en 1907. Dans l'entre-deux guerres, les affaires se développent fortement dans les deux départements, Édition et imprimerie ; cette dernière se tournant désormais vers une clientèle extérieure d'éditeurs français (Hatier, Michelin...) et d'annuaires (téléphone, chemin de fer...).

C'est en 1934 que Casterman prend le relais des éditions du Petit Vingtième pour la publication en albums des aventures de Tintin avec le quatrième épisode de la série : Les Cigares du pharaon. À partir de 1942, avec L'Étoile mystérieuse, Casterman publie les nouveautés d'Hergé en couleurs sur 62 pages, en une présentation qui deviendra le standard des bandes dessinées publiées ultérieurement. En quelques années, sortent les versions remaniées et en couleurs des aventures publiée initialement en noir et blanc.

Fort du succès remporté par les bandes dessinées de Hergé, Casterman propose bien vite de nouvelles séries d'aventures : Petzi de Carla et Wilhem Hansen, Alix et Lefranc de Jacques Martin ou Chevalier Ardent de François Craenhals. Le catalogue de livres illustrés pour la Jeunesse s'élargit très fortement lui aussi. La série "Martine", du tournaisien Marcel Marlier, connaît un succès mondial considérable.

Dans les années 1970, Casterman décide de conquérir un lectorat de BD plus adulte en proposant les premiers albums de Corto Maltese d'Hugo Pratt, en 1973 et en créant la revue de bande dessinée (A SUIVRE) en 1978. Cette dernière fut à l'origine d'un catalogue d'auteurs prestigieux tels Tardi, Schuiten, Geluck...

Casterman Éditions fait partie depuis 1999 du groupe Flammarion. L'imprimerie Casterman fait -quant à elle- partie du Groupe EVADIX depuis fin 2002 ; elle a été rebaptisée Casterman Printing.

Source: Wikipedia

 

Vous voyez ci-dessous les OS (tomes uniques) de l’éditeur Casterman.

Pour voir les différentes séries chroniquées, aller à l’endroit suivant (en cliquant dessus) : Séries de Casterman

 

 Liste des livres OS  de la maison d’édition :

 

 

À qui le tour ?, de Lindingre et Chauzy

aquiletour-chauzy-lindingre1.jpgUn album plein de sang, de boue, de sale temps, de morts prématurées, de coups tordus, de descentes à la cave, de mauvaises odeurs, de supermarchés discount, de cartes à gratter, d’œils-de-perdrix, de rages de dents, de première chaîne, de vaisselle sale, d’aisselles aigres, de frites MacDo., d’insanes incestes, d’un peu de pus, d’immondes crevards et de vielles dégueulasses.

 

 


Carton blême, de Jean-Hugues Oppel, Boris Beuzelin et Pierre Siniac

carton.jpgDans un futur proche rongé par la pollution et la criminalité, l’état de santé de chacun devient le fondement de clivages économiques et sociaux aussi rationnels que cauchemardesques. Aux bien portants, le ministère de l’intérieur délivre un carton bleu qui permet l’accès aux services publics, et notamment à l’assistance de la police. Tous les autres, malheureux détenteurs d’un «carton blême», sont livrés à eux-mêmes en toute légalité, et mort aux vaincus… C’est dans ce contexte que Paul Heclans, flic désabusé mais efficace, hérite de l’affaire du « dingue au marteau », un serial killer. Son enquête met rapidement à jour des trafics manifestes de cartes de santé, et le conduit malgré lui jusqu’aux plus hautes sphères de l’appareil d’état. Mais cela ne va évidemment pas sans risques…

 

 

Cauchemar dans la rue, de Robin Cook et David Sala

cauchemar.jpgFlic parisien épris de justice, Kléber est mis à pied parce qu’il s’est révolté contre les dérives auxquelles s’abandonnent trop souvent ses collègues. Il est aussi en dette avec Marc, un vieil ami qui n’est pas, lui, du bon côté de la loi. Et c’est en prenant sa défense qu’une nuit maudite, il descend trois truands. Mauvais réflexe, mauvais choix : le lendemain, sa voiture explose, tuant son épouse adorée Elénya.
C’est l’amorce d’un engrenage implacable. Que reste-t-il donc à vivre, hormis la vengeance ? Une tragique histoire d’errance commence, violente et désespérée. Tout au long de cette course folle, le fantôme enveloppant d’Elénya s’immisce dans le réel de Kléber et de ceux qui l’approchent : l’amour, unique consolation quand se profile le rendez-vous avec la mort.
Tour à tour mystique et hyperréaliste, exalté et d’un insondable désespoir, Cauchemar dans la rue est un récit d’une intensité et d’une puissance visuelle peu commune. Littéralement habité par la noirceur du regard de Robin Cook, David Sala signe ici son tout meilleur livre.

 

En silence, de Audrey Spiry

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 Quelque part dans le sud, en été, un petit groupe d’amis – deux couples, deux enfants et un moniteur – part en expédition en pleine nature, pour une grande journée de canyoning. L’isolement, le dépaysement et le frisson du danger vont servir de révélateur. Chacun, au fil de cette longue journée pleine d’imprévus, va se retrouver seul, confronté en silence à ses interrogations les plus intimes. Ainsi Juliette, la narratrice, qui perçoit bientôt cette journée particulière comme une sorte d’épreuve du feu pour le couple qu’elle forme avec Luis. Comment dépasser le sentiment d’immobilisme et d’attente qui imprègne leur relation, et qui lui est devenu presque insupportable ? Cette belle journée d’été n’est-elle pas, finalement, l’épilogue de leur histoire d’amour ?

 

 

Geluck enfonce le clou, de Philippe Geluck

geluck-enfonce-le-clou.jpgLe jardin secret de Geluck semble envahi de ronces et d’orties. La face cachée du prolifique créateur du Chat est décidément bien sombre. Héritier de l’humour noir et iconoclaste de ses maîtres (Siné, Cavanna, Reiser, Choron, Gébé, Chaval…), Geluck canarde à tout-va. Il (nous) touche là où ça fait mal et, quand il le faut, donne un bon coup de marteau, pour enfoncer le clou.

 

 

Histoires obliques, de Edika

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Suite des aventures délirantes et burlesques de Bronsky Proko, de sa famille et du chat Clark Gaybeul.

 

 

 

 

Hoodoo Darlin', de Léonie Bischoff

hoodoo.jpgDans le bayou, Adèle est de longue date l’élève de Simeon, le vieux maître vaudou. Et s’impatiente, ne voyant toujours pas se concrétiser sa succession. Mais un événement tragique – une enfant disparu et le cadavre d’une femme retrouvé tout près – va tout faire basculer.
Désobéissant à Simeon, Adèle le suit, à son insu, jusqu’au coeur du monde surnaturel, y introduisant du même coup de graves déséquilibres. Les grands esprits vaudous sont furieux. Pour les apaiser, et espérer pouvoir reprendre un jour à son compte la charge de Siméon, Adèle doit réussir une épreuve : retrouver cinq esprits fugitifs qui se cachent sous forme humaine, quelque part en Louisiane…

 

 

 

Hôtel particulier, de Guillaume Sorel

hotel.jpgDe nos jours, une jeune femme se suicide dans son appartement… mais ce n’est que le début de son histoire. Sous le regard d’un chat complice, manifestement capable de continuer à la voir, elle se met à hanter l’immeuble où elle a vécu, témoin involontaire mais intéressé du quotidien intime de ses anciens voisins. Ici un couple illégitime vit une passion charnelle, avec la complicité un peu perverse du mari trompé, là ce sont des parents dévorés d’angoisse face à la disparition inexplicable de leur petite fille, ou encore ce solitaire apparemment capable de faire surgir d’incroyables bacchanales des trésors de sa bibliothèque – sans oublier un jeune peintre sans le sou pour lequel la défunte ressent manifestement une attirance certaine…
À l’opposé d’un fantastique oppressant, tout en empathie et en délicatesse, Guillaume Sorel invite son lecteur à accompagner l’errance de ce séduisant fantôme un peu mélancolique, avec une tonalité poétique très fidèlement transcrite par un dessin au lavis parfaitement maîtrisé. Au terme du voyage, l’amour triomphera de la mort.

 

In the name of, de Will Argunas

in-the-name-of.jpgHouston, 2014. 
Dans la gigantesque église de Lakewood Church, on s’apprête à vivre un moment exceptionnel : la première apparition publique aux Etats-Unis du nouveau pape Nelson 1er, un pape noir d’origine africaine ! Mais l’événement tourne au cauchemar. En dépit des mesures de sécurité, on a tiré sur le pape. Le souverain pontife est dans un état critique. Trois tireurs ont presque aussitôt été arrêtés sur place et l’enquête du FBI démarre aussitôt, coordonnée par l’agent Morgan Jackson, un policier noir dépêché de New York spécialement pour l’occasion. Le complot est évident, même si, étrangement, on n’a retrouvé aucune douille à proximité des tireurs. Tandis que le monde est en état de choc, la terrible nouvelle tombe : Nelson 1er est mort de ses blessures. Mis sous pression par sa hiérarchie, Jackson intensifie l’enquête, troublé : même si la culpabilité des trois suspects ne semble faire aucun doute, quelque chose ne colle pas dans le scénario de l’attentat…

Insane, de Michaël Le Galli et Xavier Besse

insane.jpgLouisiane, entre les deux guerres. 
Un jeune homme obèse, Clarence, fait évader une enfant, Betty, de la clinique psychiatrique où elle est enfermée. Son but affiché : permettre à Betty de retrouver son père John Kettelbach, un meurtrier dont on annonce justement la sortie de prison imminente. Mais ce que Betty ignore, c’est que des années auparavant, lorsqu’il était lui-même enfant, Clarence a assisté à l’assassinat de sa propre mère, et que le tueur n’était autre que Kettelbach… Quelles sont les véritables motivations du jeune homme ? Se venger, en présence de sa fille, de l’assassin de sa mère ? Ou au contraire rendre hommage à l’homme qui a inspiré son propre goût pour le meurtre, et dont il est en quelque sorte devenu le disciple sanglant… ?

 

L'épouvantail, de Jules Stromboni et Olivier Cotte

epouvantail.jpgKlynham, Nouvelle-Zélande, début des années trente. Une petite ville tranquille et sans histoires – jusqu’à ce qu’une jeune fille de la communauté, Daphné Moran, soit retrouvée violée et égorgée. L’énigme est entière, l’enquête piétine. C’est à peu près à la même époque que débarque Hubert Salter, grand escogriffe vaguement magicien, hâbleur et inquiétant, que le jeune Neddy, quatorze ans, l’un des narrateurs de cette histoire, a tôt fait de surnommer l’Épouvantail. 
Salter se lie avec le croque-mort alcoolique et libidineux de Klynham, et n’a évidemment aucun mal à prendre l’ascendant moral sur cette communauté fruste et crédule. Bientôt, les événements dramatiques se multiplient – morts suspectes, disparitions, incendies –, qui vont bouleverser encore plus profondément la vie de la petite ville…

 

 

 

L'homme qui assassinait sa vie, de Emmanuel Moynot et Jean Vautrin

homme-1.jpgIl pleut ce 9 septembre quand François-Frédéric Frey, dit F.F.F., sort de prison, après y avoir séjourné trois longues années pour, entre autres, abus de biens sociaux et fausses factures. À quelques pas de là, un enquêteur privé, Gus Carape, essaie tant bien que mal de passer le temps, son incapacité notoire à résoudre une quelconque affaire expliquant la désaffection chronique de la clientèle dans les bureaux de son Agence Spector. Un peu plus loin, le vieux commissaire Kowalski tente lui aussi de réussir quelque chose dans la vie, en surveillant les entrepôts Moralès.
Trois destins qui ont en partage un certain sens de la poisse, pour ne pas dire du désespoir. Mais c’est sur l’autoroute de Bordeaux à Toulouse que ces trois trajectoires de vie vont véritablement s’entrecroiser. Au programme : un cadavre dans le coffre, un chien errant, une course-poursuite plus bête que méchante et un autiste embarqué malencontreusement dans un car de touristes japonais que sa mère, communiste espagnole convaincue, recherche ardemment… Quel sac de noeuds !
Emmanuel Moynot est à nouveau au catalogue Casterman dans un genre qu’il connaît bien, le polar. En adaptant un roman de Jean Vautrin publié en 2001, Moynot signe un récit graphique haut en couleurs qui synthétise avec ironie bon nombre des poncifs du polar : taulard flingueur épris de vengeance, détective looser, flic et politicard pourris, femme libidineuse, etc.

 

L'Ombre du corbeau, de Didier Comès

corbeau.jpgSeptembre 1915, sur le front de la Meuse. Miraculeusement rescapé d’un bombardement de l’artillerie française, un combattant allemand, Goetz Von Berlichingen, erre seul dans un paysage dévasté. D’étranges visions – un joueur de flute, des animaux réchappés des tirs – le mènent à un château, lui aussi inexplicablement épargné par les combats. Les habitants du lieu, une curieuse famille dont certains membres se montrent amicaux, d’autres hostiles, semblent tous le connaître personnellement. Le jeune soldat découvrira bientôt que ses hôtes incarnent les différentes facettes de la mort. Il ne leur reste qu’à décider ce qu’ils vont faire de lui…

 

 

 

La Belette, de Didier Comès

belette.jpgDeux citadins, Gérald et Anne, viennent de s’installer dans un village des Ardennes en compagnie de leur fils Pierre, un adolescent autiste. Les premiers contacts avec les habitants – dont un voisin aux manières fuyantes, un curé en veine de prosélytisme et une femme étrange toute de noir vêtue, surnommée « la Belette » – sont difficiles, parfois houleux. Mais la tension s’avive lorsque Gérald, réalisateur de télévision très condescendant vis-à-vis des « superstitions » locales, décide de réaliser un documentaire sur les anciens rites sorciers toujours vivaces en milieu rural. Sur fond de non-dits et de vieilles haines toujours à vif, les événements étranges se multiplient. Et la nouvelle grossesse d’Anne devient un enjeu dans les affrontements invisibles mais sauvages qui secouent secrètement ce coin de campagne…

 

 

La différence, de Didier Daeninckx et Mako

difference.jpgXIXe siècle, quelque part dans le sud des Etats-Unis, non loin de la frontière mexicaine. Johnny Shaw, dix-neuf ans, est un très jeune homme blond tout juste sorti de l’adolescence, et il est en fuite. Le clan des Reardon est sur ses talons afin de venger la mort du plus jeune des fils Reardon, Onyx, que Johnny affirme avoir descendu « à la régulière ». Difficile pourtant de discerner le vrai du faux, dans cette histoire sans témoin que vient encore obscurcir un conflit foncier jamais réglé entre feu le père de Johnny et les Reardon. Traqué, seul contre tous, le jeune homme reçoit l’aide inattendue de Dover, un ancien tueur à gages devenu maréchal-ferrant, qui lui enseigne les subtilités du maniement des armes et l’art de la survie à tout prix. Mais comment être sûr que Johnny, impétueux, violent et immature, ne va pas se laisser griser par le nouveau pouvoir dont il se sent investi ?

 

 

La Somnambule, de Stéphane Michaka, Thouard Jean-Louis et Helen McCloy

somn.jpgÀ Boston en ce printemps 1974, peu de choses semblent distinguer Marian Tansey, employée d’une boutique de brocante, des autres jeunes femmes de sa génération. Une certaine réserve, peut-être, et une solitude finalement surprenante chez une trentenaire aussi séduisante. Mais dans le secret de la chambre qu’elle loue chez Ruth, la femme qui l’a recueillie, Marian lève le voile : ses souvenirs les plus anciens ne remontent pas au-delà de deux ans, sa mémoire est comme une passoire. Hormis les images fantomatiques qui l’assaillent régulièrement comme des flashes, à l’état de veille ou dans ses cauchemars, rien ou presque ne transpire de cette vie d’avant qu’elle sent pourtant affleurer tout près, en lisière de sa conscience. Est-elle folle ? Qu’a-t-elle vraiment fait et vécu, dans les brumes souvent effrayantes de son passé ? Faux semblants, coups de théâtre et révélations forment la trame de ce très efficace suspense psychologique, mis en images avec finesse par Jean-Louis Thouard sur une adaptation de Stéphane Michaka.

 

 

Le choix d'Ivana, de Tito

ivana.jpgSarajevo, juillet 2008. Dans la capitale martyre de Bosnie-Herzégovine, où la vie a peu à peu repris son cours depuis la fin du conflit dans l’ex-Yougoslavie, on se réjouit de l’arrestation de Radovan Karadzic. Mais Ivana, que l’on sent tourmentée par les souvenirs douloureux des années de guerre, semble avoir du mal à se joindre à la liesse. 
On comprendra peu à peu que la jeune femme est hantée par la mémoire d’un événement tragique ... Il lui faudra tout son courage pour oser suivre son instinct et partir sur les routes d'Europe à la recherche de son passé !

 

 

Le croiseur fantôme, de Devig

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1951, côte est des Etats-Unis. Un prêtre dans la fleur de l’âge, le père Mils, se trouve fortuitement mis en présence d’une maladie mystérieuse qui touche l’un de ses paroissiens, à l’article de la mort. Or le malade n’est pas isolé. Mû par la compassion, et bientôt transformé en enquêteur au long cours, Mils en découvre un autre à l’hôpital voisin, puis plusieurs cas similaires en différents endroits des Etats-Unis. À chaque fois qu’il tente de les approcher, les malades disparaissent in extremis. « On » veut à tout prix les escamoter. Mais qui, et pourquoi ?

 

 

 

Le Fléau vert, de Mickaël Sanlaville

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 Surgie de nulle part, une plante dévoreuse et proliférante anéantit tout être humain trouvé sur son passage, si rapide et envahissante qu’elle vient bientôt à bout de toute l’humanité. Toute ? Non ! Car dans ce paysage de désolation, un petit groupe a réussi à survivre en colonisant la partie supérieure d’une haute cheminée d’usine hors de portée du fléau vert, comme le découvre Murphy sauvé in extremis de ses assauts. Mais la communauté est déconcertante : excepté Abdou, un enfant black exubérant, il n’y a là que des femmes, organisées en secte féministe délirante. Murphy comprend bientôt qu’on cherche à le cantonner au rôle de mâle reproducteur. Après avoir subi une injection d’hormone stéroïdienne de synthèse, qui le rend temporairement insatiable, Murphy décide de s’enfuir, avec Abdou et quelques séduisantes réfractaires…

 

Les enfants de la liberté (BD), de Marc Levy et Alain Grand

liberte.jpg« Nous avions si vite perdu la guerre… De Londres un général lançait un appel à la résistance, tandis que Pétain signait la reddition de tous nos espoirs. Ce 21 mars 1943, j’ai dix-huit ans et j’ai enfin un tuyau pour entrer en contact avec la résistance. Il n’y a pas dix minutes, je m’appelais encore Raymond. À présent, je m’appelle Jeannot. Jeannot sans nom. »

Ils s’appelaient Raymond, Claude, Charles, Émile, Boris, Jan, Catherine, Damira, Sophie ou Osna. C’est l’histoire vraie de ces enfants de l’Occupation devenus trop vite adultes. C’est l’histoire de leur engagement dans la résistance toulousaine.

 

Les oiseaux noirs, de Faustina Fiore

9782203043626.jpg"Ils arrivent ! Ils arrivent !"
Une masse sombre qu'on voit poindre à l'horizon, des ailes qui s'affolent et des becs qui s'entrechoquent, des griffes féroces grattant aux portes et brisant les fenêtres ...
Que chacun se barricade : ce sont les oiseaux noirs qui viennent faire leur récolte d'âmes.

 

 

 

Lune et l'autre, de Gabriel Germain

Lune

La rencontre inattendue de trois être solitaires malmenés par le destin, sur fond de Japon contemporain encore empreint d’une ancestrale magie.

 

Dans un Tôkyô rêvé qui pourrait porter la signature de Miyazaki ou Murakami, une prostituée hébétée, Risa Tsukiyo, émerge d’un cauchemar éveillé : elle vient, dans sa chambre du love hotel White Rabbit, de tuer son souteneur. Dans sa fuite, la jeune femme terrifiée heurte un passant et perd son portefeuille, mais réussit à rejoindre la gare routière où elle saute dans le premier bus en partance pour le village de son enfance. À bord, Risa découvre une étrange petite fille, Hana, qui semble elle aussi voyager seule et fuir la grande ville sans véritable but. L’une et l’autre vont sympathiser, au point de ne plus se quitter et de poursuivre ensemble leur périple hasardeux. Pendant ce temps, le passant qu’a heurté Risa dans sa fuite, Shin’ichiro, est plongé dans une introspection inquiète et douloureuse. Incapable d’assumer sa paternité prochaine, débordé dans son travail, ce jeune salaryman se sent perdre pied et voit dans l’inconnue dont il vient de trouver le portefeuille une possible bouée de sauvetage. Mais lorsqu’il se rend chez elle, il découvre à côté de la jeune femme alitée le cadavre d’un homme… Quelle est la véritable Risa ? Celle du bus, qui semble peu à peu retrouver une certaine joie de vivre au contact de la petite Hana ? Ou celle du White Rabbit, perdue et affolée, qui accueille avec gratitude l’aide spontanée de Shin’ichiro ? Risa, Hana, Shin’ichiro…
Menée avec délicatesse et empathie, l’évocation de ces trois solitudes intimement mêlées se sublimera dans le passage d’une vie à une autre, au coeur d’un Japon qui, au-delà des apparences de la modernité, n’a rien perdu de son ancestrale magie.

 



Neige et roc, de Stéphane Piatzsezk et Stéphane Douay

neige-et-rocx.jpgLucas et Olivier, hormis leur âge, n’ont à peu près rien en commun – excepté peut-être une relation difficile avec un ado dont ils doivent s’occuper seuls. 
Le premier, ancien soldat de l’armée d’Israël et tireur d’élite, se débat à Paris avec une lourde dette de jeu, dont il doit s’acquitter en urgence auprès de la mafia russe. Le second, guide-gendarme de haute montagne à Chamonix comme son père avant lui, est hanté par le souvenir de celui-ci, mort à ses côtés alors qu’ils étaient ensemble en cordée. Ces deux hommes aux parcours totalement dissemblables vont pourtant se trouver réunis par le hasard, dans des circonstances particulièrement dramatiques, pour un face-à-face décisif dans l’environnement âpre et grandiose de la haute montagne.

 

 

New York, petit pop-up panoramique, de Sarah McMenemy

new-york-petit-pop-up-panoramique.jpgGlissez New York dans votre poche avec ce délicieux panorama illustré! De la Statue de la Liberté à Central Park, douze sites incontournables vous sont présentés en 3D.

 

 

 

 

Olympe de Gouges, de Catel et Bocquet

olympe-de-gouges.jpgMariée et mère à 18 ans, veuve aussitôt après, Marie Gouzes décide ensuite de vivre librement. Elle se fera désormais appeler Olympe de Gouges. Femme de lettres, fille des Lumières, libertine et républicaine, Olympe a côtoyé la plupart de ceux qui ont laissé leur nom dans les livres d'histoire au chapitre de la Révolution : Voltaire, Rousseau, Mirabeau, Lafayette, Benjamin Franklin, Philippe Egalité, Condorcet, Théroigne de Méricourt, Desmoulins, Marat, Robespierre... En 1791, quand elle rédige la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, Olympe demande l'égalité entre les sexes et le droit de vote; des propositions qui resteront révolutionnaires jusqu'au XXe siècle.

 

 Perles et pirates, de Yoan Zaoui et Clotka

PerlesUn gouverneur, un trésor, Cortez, des galions… tous les éléments nécessaires pour se lancer dans une belle aventure de pirates. À un détail près, nos pirates sont des jeunes femmes… les filles du Grand Mc Kinley, pirate mort dans les geôles du roi. Une règle d’or chez nos pirates, AUCUN HOMME À BORD ! Alors que notre gang de pirates reprend possession du Mariposa et de son précieux chargement, le canon de Charles le Turc qui semble renfermer un secret plus important que celui de l’art de la guerre…

 

 

 

PIL, de Mari Yamazaki

pil.jpgDébut des années 80, au Japon. En l’absence de sa mère, Nanami, une adolescente très énergique, vit seule dans la maison familiale avec son grand-père Tokushirô. Sa profonde affection pour ce vieil homme excentrique et original n’empêche pas les conflits.
Nanami entretient ainsi une guérilla permanente avec l’inconséquence et la prodigalité de son grand-père, incapable de gérer correctement le peu d’argent dont ils disposent pour vivre et se nourrir. Tokushirô de son côté, tout en ayant conscience de certaines des angoisses de sa petite fille, ne parvient que difficilement à brider son côté jouisseur et fantasque. Heureusement, l’un et l’autre partagent un vrai goût de l’anticonformisme et une fascination pour la culture britannique : Tokushirô a autrefois vécu en Grande Bretagne et parle l’anglais, une rareté chez les Japonais, tandis que Nanami vibre pour les musiciens punks anglais qui occupent alors le devant de la scène rock internationale, à l’image de son groupe fétiche P.I.L...

 

Prague, Petit Pop-up Panoramique, de Nina Cosford

prague-pop-up-panoramique.jpgGlissez Prague dans votre poche avec ce délicieux panorama illustré ! Du pont Charles à la place Venceslas, douze sites incontournables vous sont présentés en 3D.

 

 

 

 

 

 

Restons calmes ! , de Soledad Bravi

restons-calmes-soledad-bravi.jpgPersécutée au quotidien par ses deux ados empêtrées dans leur crise d’adolescence (c’est de leur âge), Soledad trouve un échappatoire inespéré dans… le jogging, la course à pied ! Qu’elle va se mettre à pratiquer assidument par tous les temps et dans toutes les circonstances, qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige. Bon, avouons-le, c’est aussi un peu-beaucoup pour perdre quelques kilos qu’elle juge superflus, et qu’elle « traite » par ailleurs par un régime draconien. Les ados qui la plombent + la course qui l’épuise + la faim qui la tenaille : bonjour l’humeur…

Dans un esprit très proche (et donc très drôle) de ses chroniques du Docteur Aga, Soledad livre au jour le jour un savoureux journal dessiné dans lequel nombre d’entre nous sauront assurément se reconnaître.

 

Rouge comme la neige, de Christian de Metter

Rouge

Pour son nouveau roman graphique, Christian De Metter célèbre un genre réhabilité de fraîche date par la littérature et le cinéma : le western.

États-Unis, 1896. Dans une petite ville du Colorado, on s’apprête à juger un homme soupçonné d’enlèvements d’enfants, Buck MacFly. Mais le procès tourne court. Une femme venue en ville assister au jugement avec son fils adolescent Sean, la veuve MacKinley, fait évader MacFly, persuadée qu’il possède des informations sur sa fille Abby dont elle est sans nouvelles depuis sa disparition soudaine il y a six ans. Cette mère éplorée se pense suffisamment forte pour contraindre ensuite son prisonnier à la conduire jusqu’à Abby – où qu’elle se trouve. Mais ce n’est pas si simple. Tandis que le shérif alcoolique Cassidy organise la traque pour retrouver les fuyards, MacFly, de plus en plus cynique et inquiétant au fil de l’échappée dans la montagne et le blizzard, révèle à Sean et à sa mère qu’il connaissait bien leur père et époux George MacKinley, mort quelques années auparavant à la bataille de Wounded Knee. Pièges, faux-semblants, coups de théâtre : rien ni personne, dans cette histoire âpre et violente, ne semble finalement conforme à ce qu’il semblait être…

 

 

Sad Girl, de Kan Takahama

sad-girl.jpgActrice malgré elle d’une vie qu’elle abhorre, Shiori fuit le domicile conjugal pour se réfugier chez une amie écrivain. Mais celle-ci, dépendante de différentes drogues, ne tarde pas à y initier la jeune femme. S’ensuit une lente dérive en forme de descente aux enfers.

 

 

 

 

Silence, de Didier Comès

silence-1.jpg« Je mapel Silence é je sui genti. » Ainsi les lecteurs d’(À Suivre), début 1979, découvrent-ils, bouleversés, l’ouvrier agricole désarmant et mutique auquel a donné naissance un auteur belge qu’on a encore peu lu : Didier Comès. C’est un choc. Une fois consommée cette somptueuse histoire, sur une longueur très inhabituelle pour l’époque (120 planches), personne n’oubliera de sitôt cet extraordinaire personnage de simplet lumineux, exploité avec hargne par un paysan prospère du village où il vit – mais qui, en dépit d’une destinée tragique, connaitra l’accomplissement par l’entremise du vieil esprit sorcier des campagnes ardennaises…

À plus de trente ans de distance, interprété dans un noir et blanc irradiant d’une impressionnante virtuosité, le maître-livre de Comès – à bien des égards l’un des premiers romans graphiques de l’espace francophone – demeure une référence majeure de la bande dessinée contemporaine. Il reparait dans une nouvelle édition qui en souligne la puissance et l’originalité, assorti du texte actualisé que lui avait consacré son éditeur de l’époque, Didier Platteau, lors de sa parution initiale.
 

Venise, Petit pop-up panoramique, de Sarah McMenemy

venise-petit-pop-up-panoramique.pngGlissez Venise dans votre poche avec ce délicieux panorama illustré ! Du palais des Doges au pont du Rialto, douze sites incontournables vous sont présentés en 3D.

 

 

 

 

Vertige, de Lisa Mandel et Hélène Georges

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Deux femmes, chacune dans son monde, s’efforcent d’échapper à la fatalité de leur destinée.

Vertige, actrice célèbre et adulée, frôle la noyade dans la piscine de sa villa après avoir consommé trop de drogue ; on l’hospitalise en urgence, in extremis. 
Adelia de son côté, acrobate surdouée et vedette d’un petit cirque populaire qui ne survit que grâce à elle, rêve de s’affranchir de la lourde emprise que fait peser sur elle le patron de la troupe, Reginaldo ; elle prend la tangente....

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Date de dernière mise à jour : 01/04/2015