Sonatine éditions

 

Quelques échos bienveillants nous ont laissé penser que nos lecteurs étaient plutôt favorables à une quatrième saison. Dont acte. Si la plupart du temps les trois premières profitent de l’élan initial, la quatrième en revanche est souvent problématique. Il faut à tout prix se renouveler et innover, sans perdre de vue sa ligne directrice, afin de conserver intact son enthousiasme. Les scénaristes de Dr House ont ainsi pris une mesure radicale, ils ont fait disparaître en saison 4 les trois indispensables assistants de House, ceux de Lost ont abandonné les flash-backs au profit des flash-forwards, ceux de Chapeau melon et bottes de cuir ont eu la bonne, l’excellente idée de faire apparaître Mme Peel.

Sonatine a choisi pour sa part de conserver quelques fondamentaux (Shane Stevens, Paul Cleave et notre énigmatique Anonyme), de rester fidèle à sa volonté de ne pas publier plus de vingt titres par an, mais d’ouvrir cette année son catalogue à une majorité de nouveaux auteurs encore jamais publiés en France (Mikal Gilmore, Steve Hely, Dan Wells, S.J. Watson, Rachel Kadish, etc.).

En dépit de cet afflux de sang neuf, il faut bien avouer que la plupart des héros de nos thrillers restent toujours des individus assez peu fréquentables. Un jeune garçon aux pulsions homicides qui vit à la morgue ; un tueur prêt à fêter en grande pompe le dix-huitième anniversaire de son premier meurtre ; un père de famille bien sous tous rapports, hormis cette petite manie secrète et discutable : le meurtre en série de prostituées. Vous l’aurez compris : plaisir et frissons assurés.

De l’humour et de la fantaisie également, avec l’une des autres innovations de cette année, une collection de romans très contemporains, ouverte à de jeunes auteurs, inaugurée par deux titres finalement assez peu antinomiques : Comment je suis devenu un écrivain célèbre et Une certaine idée du bonheur .

Ajoutez à cela des documents plus stupéfiants que n’importe quelle fiction, des révélations sur le groupe qui a révolutionné la musique, un livre d’entretiens exceptionnel avec Martin Scorsese, quelques croquis de Nos vies formidables, et vous aurez une vague idée du programme Sonatine 2011.

Il nous reste maintenant à espérer que cette année encore libraires et lecteurs, grâce à qui l’aventure continue, et nous ne les en remercierons jamais assez, partageront notre émotion et notre enthousiasme en découvrant ces ouvrages.

 

François Verdoux

(Source : site de l'édition)

 

Site officiel

 

Vous voyez ci-dessous les OS (tomes uniques) de l'éditeur Sonatine éditions.

Pour voir les différentes séries chroniquées, aller à l'endroit suivant (en cliquant dessus) :  Séries Sonatine éditions

 

 Liste des livres OS  de la maison d'édition :


Avant d'aller dormir, de S.J. Watson

 À la suite d’un accident survenu une vingtaine d’années plus tôt, Christine est aujourd’hui affectée d’un cas très rare d’amnésie : chaque matin, elle se réveille en croyant être une jeune femme célibataire ayant la vie devant elle, avant de découvrir qu’elle a en fait 47 ans et qu’elle est mariée depuis vingt ans. Son dernier espoir réside dans son nouveau médecin, Ed Nash. Celui-ci lui a conseillé de tenir un journal intime afin qu’elle puisse se souvenir de ce qui lui arrive au quotidien et ainsi reconstituer peu à peu son existence. Quand elle commence à constater de curieuses incohérences entre son journal, ce que lui dit son entourage et ses rares souvenirs, Christine est loin de se douter dans quel engrenage elle va basculer. Très vite elle va devoir remettre en question ses rares certitudes afin de faire la vérité sur son passé… et sur son présent.

 

 

Come Together, de Peter Doggett

come-together.jpgAvril 1970. Par un simple communiqué de presse, Paul McCartney annonce la séparation des Beatles. Tragédie pour des millions de fans, c'est aussi un geste symbolique qui marque la fin d'une époque bénie. Et, paradoxalement, le début d'une des périodes les plus passionnantes et les plus méconnues de l'histoire du groupe. Les Beatles, leur famille, leur entourage vont en effet vivre à partir de cette date une cohabitation forcée, riche en conflits et en tragédies de toutes natures. C'est à ces quatre décennies, négligées par la plupart des biographies des Beatles, que Peter Doggett a choisi de consacrer la sienne.

A partir de centaines d'heures d'entretiens avec les principaux protagonistes de cette histoire édifiante, il nous livre des révélations surprenantes, de multiples anecdotes inédites, et nous entraîne dans les coulisses d'une aventure humaine unique et déchirante, celle de quatre garçons réunis par l'amour de la musique et séparés par un succès sans précédent.

Depuis la rivalité shakespearienne qui oppose les dans Lennon et McCartney jusqu'aux difficultés de George Harrison et de Ringo Starr à se forger une identité hors du groupe, en passant par les impitoyables luttes de pouvoir au sein d'Apple Corps, symbole de la contre-culture dans les années 1960, devenue depuis un véritable empire financier, c'est à une authentique épopée qu'il nous convie ici.

 Conséquences, de Darren Williams

consequences-1.jpgAngel Rock est une petite localité du sud de l’Australie, austère et abandonnée du monde. Le village a été durement touché par la crise, l’industrie du bois peine à le maintenir en vie. Nature hostile, conditions de vie difficiles, familles isolées, c’est dans ce contexte douloureux qu’un drame s’abat sur la communauté : Tom Ferry, 13 ans, et son petit frère Flynn disparaissent dans le bush, aux abords du village. Une battue est organisée pour les retrouver, en vain. Sydney, quelques semaines plus tard. Une adolescente en fugue originaire d’Angel Rock est retrouvée morte dans une maison abandonnée. Le suicide ne fait aucun doute pour les autorités. Mais Gibson, un policier sombre et tourmenté, décide, de poursuivre ses investigations. Défiant sa hiérarchie, il gagne Angel Rock ou il va mener une enquête qui, bien vite va tourner à l’obsession. Dans cette petite communauté où rien ne s’oublie mais où rien ne se dit jamais, Gibson devra affronter le poids du passé, le sien et celui du village, pour mettre à jour des secrets enfouis depuis trop longtemps.

Damnés, de Chuck Palahniuk

Madison, 13 ans, est la fille d'une star du cinéma et d'un producteur milliardaire. Élevée dans la religion du fun et de la culture pop, elle passe un Noël ennuyeux seule dans son pensionnat en Suisse, tandis que ses parents se consacrent à leurs projets professionnels et à l'adoption d'orphelins du tiers-monde. Mais un événement inattendu va venir illuminer ses vacances : sa mort subite. Débarquée en enfer, elle y fait la connaissance d'une bande de jeunes marginaux, une jolie fille, un sportif, un geek et un rocker, soit la version Six Feet Under de Breakfast Club. Alors qu'elle se lance dans l'exploration de ce nouvel environnement, qui lui réserve de multiples surprises, Madison se remémore sa courte existence pour essayer de comprendre ce qui a bien pu la mener à la damnation. Pour découvrir, aussi, les raisons de sa mort. En enfer, vous ne pouvez pas faire un pas sans bousculer quelqu'un de célèbre : Marilyn Monroe, James Dean, Susan Sontag. River Phoenix, Kurt Cobain. John Lennon, Jimi Hendrix, Jim Morrison, Janis Joplin. Un Woodstock permanent. Mais si l'enfer est pavé de bonnes intentions, la prose de Chuck Palahniuk ne l'est pas. Et le royaume de Satan qu'il décrit, frappé de tous les vices imaginables et de quelques-uns imaginés pour l'occasion, comme celui consistant à torturer les damnés en leur projetant en boucle Le Patient anglais, n'est rien comparé à son portrait ultradécapant du show-biz et des hautes sphères de notre société.



Désordre, de Penny Hancock

desordre.jpgSonia, la quarantaine, mène une vie confortable dans la jolie maison des bords de la Tamise où elle a grandi. Mais depuis que son mari, Greg, multiplie les déplacements professionnels à l’étranger et que leur fille Kit est partie à l’université, son existence lui pèse. Alors que Greg la presse de quitter Londres pour se rapprocher de lui, Sonia se sent incapable de quitter sa maison, décor d’une jeunesse pour laquelle elle éprouve la plus vive nostalgie. À l’heure du bilan, elle réalise en effet que son adolescence a été le seul moment vraiment heureux de son existence, celui où les émois et les sentiments ont été les plus forts et les plus purs. Aussi, lorsque Jez, 15 ans, le neveu d’une de ses amies, Helen, vient frapper à sa porte pour emprunter un disque, Sonia, prise d’une pulsion inexplicable, décide de ne plus le laisser partir. Elle se met alors à nourrir une étrange et inquiétante obsession pour la jeunesse de Jez, qu’elle tient séquestré.

 

Etrange suicide dans une Fiat rouge à faible kilométrage, de L.-J. Tyler

etrange-suicide-dans-une-fiat-rouge.jpgEthelred Tressider écrit des romans policiers sous trois noms différents. Et, ces temps-ci, il a trois fois plus de problèmes que n’importe qui. Avec l’inspiration d’abord, qui commence à lui faire sérieusement défaut, avec son agent littéraire ensuite, l’encombrante Elsie, qui n’aime ni la littérature ni les écrivains, avec son ex-femme enfin, Géraldine, qui vient de disparaître mystérieusement. Lorsque le corps de celle-ci est retrouvé près de chez lui et que la police évoque la piste d’un tueur en série, l’infatigable Elsie pousse notre brave romancier à exploiter d’hypothétiques talents de détective pour résoudre cette étrange affaire qui, elle en est convaincue, saura lui rendre l’inspiration. Mais y a-t-il vraiment un tueur en série ? Et si oui, est-ce vraiment lui qui a tué Géraldine ?

 

Guide de survie en milieu hostile, de Shane Kuhn

Guide de survie en milieu hostileBienvenue dans le monde des ressources inhumaines !
John Lago n’est pas un homme très fréquentable. Mais, dans sa partie, c’est le meilleur. Sa spécialité ? Infiltrer les grandes sociétés en y sollicitant un stage afin d’éliminer les dirigeants corrompus.
Les stagiaires se caractérisent en effet par leur insignifiance. On leur demande d’être corvéables à merci, mais pour le reste personne ne lui prête attention. Ressources Humaines Inc., la mystérieuse organisation qui emploie John, profite de cette faille du système pour « placer » en entreprise des assassins à la couverture parfaite.
John, qui a bientôt 25 ans, l’âge limite pour exercer cette profession très particulière, a décidé d’écrire, à usage interne, un Guide de survie à l’usage des jeunes stagiaires, illustré d’exemples tirés de sa propre expérience. Ce qu’il ne sait pas encore, c’est que sa nouvelle mission – rejoindre l’un des plus grands cabinets d’avocat new-yorkais avec pour objectif d’assassiner l’un des associés – va vite se révéler la plus compliquée de sa carrière et fera voler en éclats toutes ses certitudes, tant professionnelles que personnelles.

Il, de Derek Van Arman

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 « La plupart des tueurs en série n’ont rien à voir avec les mythes qu’ils ont engendrés. Ils ne vivent pas isolés, au milieu des bois ou au fin fond d’un asile. Ce sont vos propres voisins. Comme Bundy, Statler, Gacey, Williams, Merrin et des centaines d’autres sur cette liste, ce sont des individus que vous croisez aux réunions de parents d’élèves ou aux matchs de base-ball de Little League, ils prennent le bus avec vous, leurs enfants jouent avec les vôtres, et ils récitent peut-être même le Notre Père avec vous, lors de vos réunions de famille.» Ainsi parle Jack Scott, directeur de l’agence fédérale en charge des crimes violents et spécialiste des serial killers. Lorsqu’une mère et ses deux filles sont sauvagement assassinées dans une mise en scène macabre, c’est le début d’une chasse à l’homme impitoyable. Jack, qui pensait avoir tout enduré, devra affronter son passé pour mettre la main sur un tueur atypique, aussi pervers que machiavélique.

Roman choral, baroque, d’une ampleur peu commune, Il marque d’une pierre noire l’histoire du roman de serial killer. Cette descente vers le mal, angoissante et crépusculaire, au suspense implacable, outrepasse toutes les limites du genre, et nous donne un aperçu d’un réalisme rare sur les méthodes d’investigation de la police américaine. À tel point que l’auteur a été mis en examen par le FBI afin qu’il livre les sources lui ayant permis d’être aussi proche de la réalité. Problèmes judiciaires qui expliquent pourquoi ce livre, paru aux Etats-Unis en 1992 et immédiatement devenu culte, est resté inédit en France jusqu’à ce jour.

 

 

L'invisible, de Robert Pobi

l-invisible.jpgMontauk, Nouvelle-Angleterre. Jack Cole revient pour la première fois depuis près de trente ans dans la maison où il a grandi. Son père, Jacob Coleridge, un peintre reconnu et célébré dans tout le pays à l’égal de Jackson Pollock, y vit reclus depuis des années, souffrant de la maladie d’Alzheimer. Son état a récemment empiré et une crise de démence l’a conduit à l’hôpital. Si ses jours ne sont pas en danger, ses moments de lucidité sont rares. Jack est lui aussi un artiste en son genre. Travaillant en indépendant pour le FBI, il possède un don unique pour lire les scènes de crime et entrer dans l’esprit des psychopathes.

Alors qu’un terrible ouragan s’approche des côtes, Dan Hauser, le shérif de la ville, profite de la présence de Jack pour lui demander de l’aider à résoudre un double assassinat, celui d’une femme et d’un enfant dont on ignore les identités. Devant la méthode employée par le tueur, Jack ne peut s’empêcher de faire le lien avec un autre crime, jamais résolu. Alors que le village est bientôt coupé du monde par la tempête, les meurtres se succèdent et Jack est bientôt convaincu que son père connaît l’identité de l’assassin. La clé réside-t-elle dans les 5 000 mystérieux tableaux qu’il a peints inlassablement ces dernières années et qui semblent constituer une sorte d’étrange puzzle ?

 

La Quête, de Robert Lyndon

quete.jpgUne stupéfiante peinture du Moyen Âge à la veille de la première croisade, par le nouveau maître du roman historique.

1072 : à Manzikert, aux portes de l’Anatolie, les chrétiens viennent de subir une terrible défaite face aux
musulmans. Déjà divisée depuis le grand schisme de 1054 entre catholiques et orthodoxes, la chrétienté est plus menacée que jamais.

Dans ce contexte troublé, Vallon, un mercenaire franc, et Hero, un érudit venu d’Italie, gagnent le nord de l’Angleterre, porteurs d’une demande de rançon adressée à un seigneur normand, dont le fils a été fait prisonnier à Manzikert par les musulmans. Le prix à payer pour la liberté de celui-ci : quatre faucons blancs d’une espèce très rare, que Vallon et Hero devront aller chercher en Norvège. Pour les deux hommes, c’est le début d’un périple de quelques mois à travers des continents dévastés par la guerre et la misère, qui va d’abord les mener au Groenland, puis en Russie, enfin à Constantinople. Mais, derrière cette mission en apparence anodine, se cache un enjeu d’une tout autre importance, lié à l’Évangile perdu de saint Thomas, dont les secrets, s’ils venaient à être révélés, pourraient ébranler à jamais le monde chrétien.

Avec ce premier roman, qui lui a demandé plus de dix ans de travail, Robert Lyndon nous offre une oeuvre monumentale dont l’intrigue captivante s’appuie sur un admirable travail d’historien. Plus encore qu’une formidable peinture du Moyen Âge à la veille de la première croisade, La Quête est une véritable épopée romanesque, pleine de mystères, d’aventures et de rebondissements.

 

Le secret d'Edwin Strafford, de Robert Goddard

le-secret-d-edwin-strafford-1.jpg1977 : Martin Radford, jeune historien londonien dont la carrière universitaire a été brisée par un scandale, arrive sur l'île de Madère. Il y rencontre Leo Sellick, un millionnaire sud-américain, qui habite une superbe villa, naguère propriété du mystérieux Edwin Strafford, mort en 1951. Homme politique de premier ordre, promis à un brillant avenir, Edwin Strafford a été en 1908, à l'âge de 32 ans, ministre de l'intérieur du cabinet Asquith, aux côtés de Lloyd George et de Churchill, avant de démissionner brutalement en 1910 et de quitter la vie politique sans explication aucune pour disparaître dans l'anonymat. Les raisons de cette rupture inexplicable sont elles dans le manuscrit de ses mémoires, retrouvé dans la villa ? La lecture passionnée qu'en fait Martin pose beaucoup plus de questions qu'elle ne donne de réponses. En particulier sur le rôle d'Elizabeth, une jeune suffragette, ces militantes activistes qui revendiquaient le droit de vote pour les femmes dans un Royaume-Uni très conservateur, avec qui Strafford a vécu une histoire d'amour passionnée. Fasciné par les énigmes qui jalonnent le destin de Srafford, Leo Sellick propose à Martin de le rémunérer pour éclaircir cette étrange affaire. Mais alors que son enquête progresse, Martin va vite comprendre que cette histoire est loin d'être finie, et que, dans l'ombre, beaucoup ont encore intérêt à ce que le voile ne se lève jamais sur le secret d'Edwin Strafford...

 

Les péchés de nos pères, de Lewis Shiner

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A la manière de Chinatown, Lewis Shiner outrepasse ici les limites du thriller pour nous offrir une véritable fresque sociale et humaine, construite autour d'un épisode honteux et bien réel de l'histoire des Etats-Unis.

Lorsque Michael Cooper arrive à Durham pour accompagner son père mourant, il ne connaît que très peu de choses de la ville. C'est pourtant le berceau de sa famille, ses parents y ont vécu jusqu'à ce qu'il vienne au monde. Et c'est à Durham qu'il va faire une étrange découverte concernant sa naissance.

Celle-ci n'est qu'un des nombreux secrets et non-dits familiaux, qui tous semblent liés à la destruction du quartier noir de la ville à la fin des sixties. Bientôt, il découvre que, à l'époque, ce haut lieu de la culture afro-américaine, symbole de liberté dans une région très conservatrice, a été endeuillé par un meurtre jamais élucidé.

L'assassinat d'un homme, la mort d'un quartier, d'une culture, Michael va devoir faire toute la lumière sur ces événements afin de lever le voile sombre qui recouvre son identité. C'est le début d'une course contre la montre à l'issue incertaine.

Comment l'histoire d'un pays influe sur l'histoire individuelle, comment les fils doivent affronter les péchés de leurs pères, tels sont quelques-uns des thèmes évoqués dans ce roman à l'intrigue palpitante, qui est aussi un chant d'amour à la culture noire et une évocation enflammée des luttes sociales des années 1960.

Mauvaise étoile, de R.J Ellory

Mauvaise

Texas, 1960. Elliott et Clarence sont deux demi-frères nés sous une mauvaise étoile. Après l’assassinat de leur mère, ils ont passé le plus clair de leur adolescence dans des maisons de correction et autres établissements pénitentiaires pour mineurs. Le jour où Earl Sheridan, un psychopathe de la pire espèce, les prend en otages pour échapper à la prison et à la condamnation à mort, ils se retrouvent embarqués dans un périple douloureux et meurtrier. Alors que Sheridan, accompagné des deux adolescents, sème la terreur dans les petites villes américaines bien tranquilles qui jalonnent leur route, une sanglante et terrible partie se met en place entre les trois protagonistes. Loin de se douter de la complexité de celle-ci, la police, lancée à leurs trousses, et en particulier l’inspecteur Cassidy ne sont pas au bout de leurs surprises.


Sorry, de Zoran Drvenkar

Berlin. Tamara, Frauke, Kris et Wolf se sont connus au lycée. Dix ans plus tard, après une succession de petits boulots, de drames personnels, de défaites diverses et de blessures secrètes, c’est sans trop d’illusions qu’ils abordent la trentaine. Tout va néanmoins changer très vite à partir du jour où ils ont l’idée de créer ensemble une agence nommée Sorry, dont l’objet est de s’excuser à la place des autres. Très vite le succès est au rendez-vous et ils aident des hommes d’affaires qui s’estiment s’être mal comportés envers un salarié, un associé ou une entreprise à alléger leurs
remords en allant à leur place chercher le pardon auprès de leur victime. Tout va pour le mieux jusqu’au jour où sous un prétexte fallacieux un mystérieux interlocuteur les envoie dans un appartement berlinois, où les attend une femme torturée à mort. L’assassin a besoin de Sorry afin de soulager sa conscience et d’obtenir l’absolution pour les horribles souffrances qu’il inflige. C’est le début d’une longue descente aux enfers pour les quatre amis. Pris dans un piège infernal et mortel, ils n’auront d’autre solution que de découvrir au plus vite l’identité et les mobiles de ce mystérieux tueur qui les manipule et semble parfaitement les connaître. Avec ce thriller littéraire à la construction exceptionnelle et au style remarquable, Zoran Drvenkar nous offre une intrigue complexe et captivante, aux rebondissements multiples, qui tient le lecteur en haleine jusqu’à la dernière page.

 

Ta mort sera la mienne, de Fabrice Colin 

Une soixantaine d’étudiants, un motel grand luxe dans les plaines de l’Utah : tout est prêt pour un séminaire littéraire de rêve. Et puis, au soir du premier jour, un homme arrive, coiffé d’un casque de moto, et sort un fusil à pompe de son sac. Le rêve tourne au cauchemar. Terrifiée, rendue à moitié sourde par les détonations, une jeune fille trouve refuge dans une chambre où se terre déjà Karen, sa conseillère d’éducation. À voix basse, les deux femmes engagent la conversation. Karen en est sûre : elle connaît le tueur.

Obèse, mélancolique, Donald traîne son spleen existentiel en attendant la retraite. Il aurait voulu être indien ; il n’est que chef de la police. Ce soir-là, un mail arrive au poste. Prise au coeur d’une fusillade dans un motel de Moab, une employée appelle au secours. Dans le miroir des toilettes, l’homme en larmes, effaré, contemple son reflet. Ce motel-là, songe-t-il. Précisément aujourd’hui. Il s’appelle Troy, mais les noms n’ont plus d’importance. La fin du monde approche. Oh, il ne la craint pas. Le Feu du Ciel, il le sait, l’épargnera. En attendant, Troy s’arrête dans des diners, Troy parle à des gens, Troy baise, médite, et serre les poings. Dans sa tête : la rumeur grandissante d’avant l’apocalypse. Dans son sac de hockey : un fusil à pompe calibre 12. Trois voix, trois personnages, trois destins irrémédiablement liés – sur les terres tragiques du rêve américain et de l’illusion mortelle.

 

Une certaine idée du bonheur, de Rachel Kadish

Le bonheur n’a rien à nous dire. Contrairement à la tragédie, à la souffrance, au mal-être, il est le plus souvent réduit à une série de clichés, plus ou moins paradisiaques, sans grand intérêt. Un champ de pâquerettes. Aussi Tracy Farber a-t-elle décidé de le réhabiliter, de prouver par tous les moyens qu’une existence heureuse peut aussi être passionnée, profonde et palpitante.

Lorsque, à l’abri de ses livres et de ses théories, elle dissèque l’existence de ses proches, sa thèse semble prometteuse. Mais, quand sa vie personnelle est bouleversée par une rencontre amoureuse qui la pousse à quitter son poste d’ »observatrice », elle se rend vite compte que toutes ses positions intellectuelles ne lui sont pas d’un grand secours.

 

 

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Date de dernière mise à jour : 20/11/2014