François Barberousse

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François BARBEROUSSE est né en 1900 à Brinon-sur-Sauldre, et mort en 1979. Cet écrivain français fut un des auteurs phares de la fameuse collection NRF de Gallimard de 1935 à 1938. On lui promettait un brillant avenir. Contre toute attente, ce héros de la Résistance décida irrémédiablement de renoncer à l’écriture. Après le recueil de nouvelles Épis de glane édité par CPE au printemps 2012, le troisième roman de François BARBEROUSSE sort de l’oubli, 75 ans après son écriture. L’oeuvre de François Barberousse : Romans : – L’Homme sec (1935), 272 pages, 118 x 185 mm. Collection blanche, Gallimard – Les Jours aux volets clos (1936), 256 pages, 118 x 185 mm. Collection blanche, Gallimard – Gusse, écrit en (1938), publié en 2012. Nouvelles : – Épis de glane, recueil écrit dans les années 1930, 128 pages, 140 x 225 mm. Collection « Les histoires du coin du feu », CPE éditions 2012 (ISBN 978-2-36572-002-1).

Source : Editions Marivole


Livres de l'auteur chroniqués :

Gusse, de François Barberousse

gusse.jpgLa guerre 1914-1918 décime un village entre Sologne et Berry. Des jeunes gens meurent en pleine force de l'âge, des amis, des copains ne sont plus que des croix alignées au cimetière ou sur la stèle du monument aux Morts.

Pourquoi Gusse s'est-il confié au Glaude lors de sa dernière permission? Comment est-il mort? A quelle dat? Quelles sont les vraies raison?.. François Barberousse avec son talent habituel nous entraîne dans un village solognot comme beaucoup de villages avec ses gens de la terre qui vivent au rythme des saisons, qui travaillent dur, qui habitent la nature qui les entoure... dans un style parfait et une écriture qui coulent et vous entraînent...

Gusse, le héros du roman, est soldat pendant la Grande Guerre. Pour autant, le roman ne peint en rien la guerre elle-même. Il décrit le désespoir d'un jeune homme qui constate que la communauté paysanne qu'il aimait se délite au fil des années de conflit. Chaque permission est pour lui l'occasion de constater que le monde paysan est profondément blessé dans ses usages, dans ses valeurs.

"L'âge d'or" des campagnes françaises (ainsi a-t-on pu nommer la période des années 1880-1900) a bien disparu. Bien qu'éloignée du front, la Sologne et sa ruralité profonde ne sont donc pas à l'abri des changements. Et tout l'art de ce roman est de savoir les peindre avec force et avec tact. Les villes vivent aussi cela. Mais elles bénéficient d'un dynamisme qui masque les mutations sociales et l'émergence de nouvelles mentalités sous les traits d'une modernité qui peut paraître attrayante. Il n'en va pas de même pour les campagnes qui, dès lors peuvent apparaître comme les grandes perdantes de la guerre.


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