Sybille Bedford

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Sybille Bedford passe toute son enfance avec son père et développe grâce à lui une passion pour les grands vins dès son plus jeune âge. A sa mort, elle retrouve sa mère. Cette dernière l'emmène partout en Italie, en France et en Grande-Bretagne.


Au début des années 30, la mère et la fille s'installent à Sanary. Sybille Bedford y rencontre de nombreux écrivains et à partir de 1933, des auteurs allemands trouvant refuge en France comme Thomas Mann, Bertolt Brecht, Lion Feuchtwanger, Ernst Toller et Julius Meier-Graefe qui furent ses « mentors, exemples, séducteurs et amis ». Elle fait à cette époque la connaissance d'Aldous et Maria Huxley qu'elle considérait comme ses vrais professeurs et amis très proches.


Elle épouse Walter Bedford pour devenir citoyenne britannique mais le mariage fut de courte durée.


Chroniqueuse judiciaire, elle a couvert le procès de Jack Ruby, l'assassin de Lee Harvey Oswald, pour le magazine Life, elle a suivi les procès d'Auschwitz en 1964 ainsi que de nombreux procès de restitution de biens dans l'Allemagne d'après-guerre. Elle a écrit deux livres sur ses expériences de chroniqueuse judiciaire : The best we can do (1958) qui retrace le procès d'un médecin accusé de tuer ses patientes et The faces of justice (1961), rapport sur les pratiques judiciaires en Angleterre, en France, en Allemagne et en Suisse.


Son premier roman A visit to Don Otavio, publié en 1953, relate l'année qu'elle a passée au Mexique. Trois ans plus tard, elle publie son chef-d'œuvre A legacy. Deux romans semi-autobiographiques suivent : A favourite of the Gods (1962) et A compass error (1968).En 1989 elle a publié Jigsaw, sélectionné pour le Booker Prize. Sables mouvants (Quicksands), ses mémoires, sont parus en Angleterre en 2005.

source : Babelio

Livres chroniqués de cette auteure :

Un héritage, de Sybille Bedford

un-heritage.jpgEn Allemagne au tournant du XXe siècle, à une période charnière de l’histoire où l’Europe est en germe, deux univers se trouvent liés par un mariage : la famille des von Felden, aristocrates catholiques terriens du Sud de l’Allemagne, et les Merz, de la grande bourgeoisie juive de Berlin. Entre la fantaisie des uns et le sens du devoir des autres se dresse un portrait de groupe aux destins imbriqués : Julius von Felden, un esthète qui voyage avec ses chimpanzés et refuse de voir ce qui se passe autour de lui ; son jeune frère Johannes, brutalisé à l’école de cadets, qui tente de se suicider plutôt que d’être renvoyé, ce qui provoquera un scandale familial et politique. Et puis Caroline, qui finit par s’enfuir en Italie avec sa fille, la petite Francesca, ballotée entre deux maisons, qui observe les adultes et ressemble à bien des égards à l’auteur enfant.

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