Didier Comès

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Dieter Comès est né en 1942 à Sourbrodt, petit village des cantons de l'est. Son père parlant allemand et sa mère wallon et français, il se définit lui-même comme étant un "bâtard de deux cultures", caractéristique dont on retrouvera la trace dans son imaginaire. En sortant de l'école à 16 ans, il sera dessinateur industriel dans une entreprise textile de Verviers. En même temps, il s'initie à la musique. Il s'intéresse surtout au jazz, s'essayant aux percussions, et ne viendra à la bande dessinée que plus tard. En 1969, il écrit Hermann, une série de gags humoristiques publiée dans les pages Jeunesse du Soir. En 1973, Pilote publie le premier épisode d'"Ergun l'Errant", Le Dieu vivant, dont le deuxième épisode, Le Maître des Ténèbres, ne paraîtra qu'en 1980 chez Casterman. En 1975, celui qu'on considère déjà comme l'héritier spirituel d'Hugo Pratt, écrit L'Ombre du Corbeau. C'est en 1980 que Casterman publie Silence, album qui consacre Comès et pour lequel il abandonne la couleur pour la technique du noir et blanc. Ensuite viendront La Belette (1983), Eva (1985), L'Arbre-Coeur (1988), Iris (1991) et La Maison où rêvent les arbres (1995).

Source : Casterman

 

Livres de l'auteur chroniqués :

L'Ombre du corbeau, de Didier Comès

corbeau.jpgSeptembre 1915, sur le front de la Meuse. Miraculeusement rescapé d’un bombardement de l’artillerie française, un combattant allemand, Goetz Von Berlichingen, erre seul dans un paysage dévasté. D’étranges visions – un joueur de flute, des animaux réchappés des tirs – le mènent à un château, lui aussi inexplicablement épargné par les combats. Les habitants du lieu, une curieuse famille dont certains membres se montrent amicaux, d’autres hostiles, semblent tous le connaître personnellement. Le jeune soldat découvrira bientôt que ses hôtes incarnent les différentes facettes de la mort. Il ne leur reste qu’à décider ce qu’ils vont faire de lui…
 
 
 
 

La Belette, de Didier Comès

belette.jpgDeux citadins, Gérald et Anne, viennent de s’installer dans un village des Ardennes en compagnie de leur fils Pierre, un adolescent autiste. Les premiers contacts avec les habitants – dont un voisin aux manières fuyantes, un curé en veine de prosélytisme et une femme étrange toute de noir vêtue, surnommée « la Belette » – sont difficiles, parfois houleux. Mais la tension s’avive lorsque Gérald, réalisateur de télévision très condescendant vis-à-vis des « superstitions » locales, décide de réaliser un documentaire sur les anciens rites sorciers toujours vivaces en milieu rural. Sur fond de non-dits et de vieilles haines toujours à vif, les événements étranges se multiplient. Et la nouvelle grossesse d’Anne devient un enjeu dans les affrontements invisibles mais sauvages qui secouent secrètement ce coin de campagne…

 

 
 

Silence, de Didier Comès

silence-1.jpg« Je mapel Silence é je sui genti. » Ainsi les lecteurs d’(À Suivre), début 1979, découvrent-ils, bouleversés, l’ouvrier agricole désarmant et mutique auquel a donné naissance un auteur belge qu’on a encore peu lu : Didier Comès. C’est un choc. Une fois consommée cette somptueuse histoire, sur une longueur très inhabituelle pour l’époque (120 planches), personne n’oubliera de sitôt cet extraordinaire personnage de simplet lumineux, exploité avec hargne par un paysan prospère du village où il vit – mais qui, en dépit d’une destinée tragique, connaitra l’accomplissement par l’entremise du vieil esprit sorcier des campagnes ardennaises…

À plus de trente ans de distance, interprété dans un noir et blanc irradiant d’une impressionnante virtuosité, le maître-livre de Comès – à bien des égards l’un des premiers romans graphiques de l’espace francophone – demeure une référence majeure de la bande dessinée contemporaine. Il reparait dans une nouvelle édition qui en souligne la puissance et l’originalité, assorti du texte actualisé que lui avait consacré son éditeur de l’époque, Didier Platteau, lors de sa parution initiale.

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Date de dernière mise à jour : 22/05/2012