Fabrice Colin

Biographie de l'auteur :

Fabrice Colin, né le 6 juillet 1972, est un écrivain français, qui s'est fait connaître par ses textes relevant des littératures de l'imaginaire, fantasy et science-fiction. Il est l'auteur de romans pour adultes, de romans pour la jeunesse et de nouvelles.  D'abord rédacteur de jeux de rôle, pigiste puis collaborateur de la revue Casus Belli, il publie son premier roman Neuvième cercle en 1997 sous l'impulsion de Stéphane Marsan. Il s'est depuis illustré dans de nombreux domaines des littératures de l'imaginaire (trois fois lauréat du Grand Prix de l'Imaginaire), écrivant pour la jeunesse (Les enfants de la lune, Projet oXatan, La Malédiction d'Old Haven) aussi bien que pour les adultes (Dreamericana, Or not to be, Kathleen, etc.). Il est également scénariste de BD et auteur de pièces radiophoniques. Son œuvre a déjà été reconnue par plusieurs prix littéraires.

(Source : Wikipedia)

Livres de l'auteur chroniqués sur le site :

Comme des fantômes - Histoires sauvées du feu

Que se passe-t-il quand un auteur abandonne ses personnages ? Quand l'Alice de Lewis Carroll oublie de fêter ses cent trente ans ? Quand Peter Pan entend vous faire payer ses orientations sexuelles ? Que se passe-t-il lorsqu'un lecteur est pris au piège d'un cadavre d'histoire, qu'un détective devient fabricant de spectres ou que la mort d'un poète fait surgir une forêt ? Expert en fantômes et en fées, docteur ès faux-semblants et machinations troubles, Fabrice Colin possédait sur ces questions - et sur d'autres - des avis très personnels. C'était avant 2005 : avant qu'un incendie accidentel ne mette un terme brutal à ce qu'il appelait lui-même " ma petite carrière d'ombres ". Ce recueil de nouvelles se veut hommage autant qu'étude; s'y dévoile une personnalité tourmentée et complexe dont les textes ici présentés ne sauraient suffire à épuiser pleinement le mystère. Suicide ou disparition ? Mythomanie chronique ou soif d'histoires compulsive ? La réponse, si elle existe, se trouve à l'intérieur.

 

Ta mort sera la mienne, de Fabrice Colin 

Une soixantaine d’étudiants, un motel grand luxe dans les plaines de l’Utah : tout est prêt pour un séminaire littéraire de rêve. Et puis, au soir du premier jour, un homme arrive, coiffé d’un casque de moto, et sort un fusil à pompe de son sac. Le rêve tourne au cauchemar. Terrifiée, rendue à moitié sourde par les détonations, une jeune fille trouve refuge dans une chambre où se terre déjà Karen, sa conseillère d’éducation. À voix basse, les deux femmes engagent la conversation. Karen en est sûre : elle connaît le tueur.

Obèse, mélancolique, Donald traîne son spleen existentiel en attendant la retraite. Il aurait voulu être indien ; il n’est que chef de la police. Ce soir-là, un mail arrive au poste. Prise au coeur d’une fusillade dans un motel de Moab, une employée appelle au secours. Dans le miroir des toilettes, l’homme en larmes, effaré, contemple son reflet. Ce motel-là, songe-t-il. Précisément aujourd’hui. Il s’appelle Troy, mais les noms n’ont plus d’importance. La fin du monde approche. Oh, il ne la craint pas. Le Feu du Ciel, il le sait, l’épargnera. En attendant, Troy s’arrête dans des diners, Troy parle à des gens, Troy baise, médite, et serre les poings. Dans sa tête : la rumeur grandissante d’avant l’apocalypse. Dans son sac de hockey : un fusil à pompe calibre 12. Trois voix, trois personnages, trois destins irrémédiablement liés – sur les terres tragiques du rêve américain et de l’illusion mortelle.

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Date de dernière mise à jour : 05/05/2013