Gaston Leroux

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Biographie :

Il est élevé en Normandie et suit sa scolarité au collège d'Eu. Après avoir obtenu le baccalauréat de lettres au lycée de Caen, il s'installe à Paris en octobre 1886 et s'inscrit à la faculté de droit. Il devient avocat en 1890 et exerce cette profession jusqu'en 1893. Pour arrondir ses fins de mois, il écrit des comptes rendus de procès pour le journal L'Écho de Paris.

Sa relation du procès d'Auguste Vaillant, auteur de l'attentat de la chambre des députés, tombe sous les yeux de Maurice Bunau-Varilla, directeur du journal Le Matin, qui propose à Leroux de devenir le chroniqueur judiciaire de ce quotidien, à l'époque le plus important de Paris. Leroux a ainsi l'occasion de suivre le procès de personnages qui auraient pu figurer dans ses romans, en particulier les anarchistes poseurs de bombes. À partir de 1901, devenu grand reporter, il effectue de nombreux voyages en France et à l'étranger, notamment en Espagne et au Maroc. Au Matin, il fait paraître en 1903 un feuilleton, Le Chercheur de trésors, qui paraît l'année suivante sous le titre La Double Vie de Théophraste Longuet. De juin 1904 à mars 1906, il est l'envoyé spécial permanent du Matin en Russie et assiste, à ce titre, aux sanglantes prémices de l'écroulement de l'empire des tsars.

Sa vie n'est guère éloignée, alors, de celle de son personnage favori, l'enquêteur Rouletabille, héros du Mystère de la chambre jaune, qui paraît en feuilleton en 1907 avec un succès foudroyant, tout comme, l'année suivante, Le Parfum de la dame en noir. En 1909 paraissent les premiers épisodes du Fantôme de l'Opéra dans les colonnes du Gaulois. Jusqu'à sa mort en 1927, à Cannes, Gaston Leroux donnera un roman par an, notamment Les Aventures de Chéri-Bibi (1913) et La Poupée sanglante (1924).

source : Wikipédia

 

Livres de l'auteur chroniqués :

Le fantôme de l'opéra, de Gaston Leroux

le-fantome-de-l-opera.jpgDepuis quelques mois, il n'était question à l'Opéra que de ce fantôme en habit noir qui se promenait comme une ombre en bas du bâtiment, qui n'adressait la parole à personne, à qui personne n'osait parler et qui s'évanouissait, du reste, aussitôt qu'on l'avait vu, sans qu'on pu savoir par où ni comment... Toutes prétendaient avoir rencontré plus ou moins cet être extra-naturel et avoir été victimes de ses maléfices. Et celles qui en riaient le plus fort n'étaient point les plus rassurées. Quand il ne se laissait point voir, il signalait sa présence ou son passage par des événements drolatiques ou funestes dont la superstition quasi générale le rendait responsable. Avait-on à déplorer un accident, une camarade avait-elle fait une niche à l'une de ces demoiselles du corps de ballet, une houppette à poudre de riz était-elle perdue ? Tout était de la faute du fantôme, du fantôme de l'Opéra!... Et il avait, naturellement, une tête de mort. Tout cela était-il sérieux ?

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Date de dernière mise à jour : 16/11/2015