Michel Loetscher

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Né à Soultz (Haut-Rhin) il y a un certain temps déjà, sans raison particulière et sans trop savoir pourquoi, l'auteur a approfondi cette interrogation fondamentale de l'être-jeté-au-monde jusqu'à l'irrésistible tentation d'un doctorat en "sciences humaines" - et de la littérature... Depuis, il a entrevu et rassemblé de fugaces éclats de réponse en quelques objets livres comme autant de contributions consenties à l'inexorable déforestation sans recours.

Enseignant et journaliste, il a commis notamment de beaux livres consacrés au patrimoine de l'Alsace comme Spindler, un siècle d'art en Alsace (La Nuée bleue, 2005, Prix de la Décapole 2006), Hansi, une vie pour l'Alsace (La Nuée bleue, 2006) et Une Alsace 1900 photographiée par Charles Spindler (Place Stanislas, 2007). Sans oublier des romans comme La Dame de la Cathédrale (Grand Prix 1989 de la Société des Ecrivains d'Alsace-Lorraine et du territoire de Belfort, paru en feuilleton dans Les Affiches-Moniteur), L'Homme le plus riche de Sodome (paraissant actuellement en feuilleton dans Les Affiches-Moniteur) et des recueils de nouvelles (Eva Orlova, Les Petites Vagues, 2007).

Source : Summerlied

Livres de l'auteur chroniqués :

La Rose bleue de Chimène, de Michel Loetscher

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Il était une fois une princesse dont le fantôme voulait pour son peuple une vie plus belle et plus abondante. Et si la rose bleue pourvoyait à la prospérité du royaume et à la bonne fortune de ses sujets ?

Il y avait une fois une autre princesse qui ne faisait jamais rien comme les jeunes filles de son temps. Et si les anges rêvaient juste de passer ailleurs que dans les rêves de ces vivants perdus dans la poursuite du vent ?

Il y avait une fois un roi dont les sujets avaient perdu la lumière des étoiles et se retrouvaient plongés dans le noir pour Noël. Et si un royal acte d’amour leur rendait la lumière des vivants ?

Il y avait en une époque de grand tourment un imprécateur dont le talent s’épuisait à conjurer ce qui menaçait une si proche république des plaisirs. Et si le néant n’était pas seulement ce qui nous appelle par notre nom ?

Il y a de ces âmes grises qui se trouvent fort désarmées quand une belle inconnue jaillit de sa baignoire. Et si l’on heurtait aux barreaux d’une prison qui n’existait pas ?

En tout lieu, il est de ces existences exténuées en quête de la note bleue qui soulèverait leur monde. Et il est parfois de ces contes modernes pour adultes avertis dont la matière sensible s’attache à ce qui pourrait dégivrer le fond de l’air, faire revenir la musique et changer la vie.

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