Sandor Marai

 

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Biographie de l'auteur :

Comme de nombreux écrivains de son époque, la jeunesse de Sándor Grosschmied de Márai est marquée par une série de voyages : Francfort, Berlin et Paris. Très doué pour l'allemand, il souhaite écrire dans cette langue mais finit par privilégier le hongrois. En 1928, il s'installe à Budapest. Son style clair, épuré et très en lien avec la réalité lui apporte une renommée rapide. Il est l'un des premiers à rédiger des articles de critiques à propos des oeuvres de Kafka. Par la suite, il déménage en Italie puis aux Etats-Unis. Son oeuvre regroupe principalement des poèmes et des romans. 'La Conversation de Bolzano', publiée en 1940, retrace une aventure tout en surprise arrivée au séducteur Casanova juste après son évasion de la prison des 'plombs' de Venise. En 1942 paraissent 'Les Braises', un ouvrage qui évoque les retrouvailles de deux amis d'enfance, séparés durant plus de quarante et un ans. 1956 marque l'intervention soviétique de Budapest et la cessation de publication de ses écrits. A la fin de sa vie, Márai est accablé par la mort de sa femme. Incapable de faire son deuil et rongé par la souffrance de l'exil, il se donne la mort à San Diego en 1989. Márai y donne une vision assez sombre des relations humaines. Aussi à l'origine des 'Révoltés', des 'Confessions d'un bourgeois' ou de 'Libération', l'oeuvre de Sándor Márai compte un peu plus d'une soixantaine d'ouvrages en partie traduits en français. Tous confèrent à l'écrivain une plume digne des plus grands auteurs d'Europe centrale.

Source : Evene

Livres chroniqués de cet auteur :

La soeur, de Sandor Marai

 sandor-marai-la-soeur.jpgEn 1939, un pianiste hongrois en pleine gloire est brusquement hospitalisé à l'issue d'un concert à Florence, victime d'un mal mystérieux. Il va passer trois mois en proie à de grandes souffrances, dans un état quasi-hallucinatoire parfois, tandis que quatre infirmières, des religieuses à la fois bienveillantes et un peu inquiétantes, lui dispensent l'oubli à coups de morphine. Ce sont ses « rendez-vous chimiques » qu'il attend avec l'impatience d'un amant. Tandis qu'au-dehors la guerre se déchaîne, Z. mène à huis clos un combat contre un mal intérieur dont il cherche les causes. Il revisite la relation passionnelle qu'il entretient depuis plusieurs années avec une femme mariée, belle et frigide. Un bonheur qui se nourrissait du manque et du déni. Mais la dépossession de soi qu'engendre la maladie est peut-être le premier pas vers une renaissance.

 

 

Les étrangers, de Sandor Marai

etrangers.jpgUn jeune Hongrois de 27 ans, docteur en philosophie, dont nous ne saurons pas le nom, arrive à Paris en juin 1926 après un an d’études à Berlin. Il restera deux années en France, entre un Paris où ses points d’attache se résument à quelques cafés, cabarets et hôtels, et une Bretagne idyllique où l’entraîne une femme rencontrée à Montparnasse. Etranger à ce pays qui le fascine et le maltraite, étranger aux autres, étranger à lui-même, ce jeune homme sur le fil du rasoir cherche à conforter sa condition d’Européen et à appréhender qui il est, ce qu’il aime ou rejette. Il évolue parmi d’autres étrangers – un Albanais, un sculpteur hongrois, un Russe, une Danoise qui écrit des livres pour enfants - qui tous survivent comme lui tant bien que mal, dans le Paris de la fin des années folles, décrit de façon expressionniste, avec une grande force d’évocation. Au terme de son séjour, notre héros aura expérimenté l’étrangeté des rapports humains, et aussi les effets d’une xénophobie qu’il ne soupçonnait pas.

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Date de dernière mise à jour : 20/12/2012