Lanto Onirina

Zhuangzi rêva qu'il était papillon,
voletant heureux de son sort, ne sachant pas qu'il était Zhuangzi.
Il se réveilla soudain et s'aperçut qu'il était Zhuangzi.
Il ne savait plus s'il était Zhuangzi qui venait de rêver qu'il était papillon,
ou s'il était un papillon qui rêvait qu'il était Zhuangzi.
(Le Rêve du papillon - Tchouang-Tseu)

Lanto Onirina affectionne l’image du papillon, symbole de l’imagination et du rêve, autant que symbole de la réalité. Pensée qui s’envole, comme de la poudre irisée.

Elle écrit comme le vol du papillon, dansé, coloré et magique à la fois. Attirée par le feu des mots. Irrésistible. Elle est consciente de l’éphémère. Peu importe si ça calcine ou ça dévore parfois. Elle y brûle ses ailes. Renaît. Fascinée, plus que jamais.

C’est de là que naissent ses mots à Lanto (prononcez Lantou), de là que viennent la musicalité et la couleur de son écriture. Les sonorités. Mis au service de personnages souvent en fracture, fragilisés, perdus ou défaits. Une écriture économe, légère et brève. Qui bouscule et dérange souvent. Mais bouillonne et interroge sur son essentiel.

 

Livres de l'auteur chroniqués :

Last call, de Lanto Onirina et Rémy Garcia

Last callÉric se mit à naviguer dans les menus du téléphone pour tenter de trouver une information sur son propriétaire. Aucun appel n’avait été émis ou reçu.
Facebook était installé. L’écran familier du réseau social s’afficha. Il consulta le profil de la personne, puis sa liste d’amis.

Vide. Tout était vide.

Vous trouvez un téléphone dans le train ? Ne cherchez surtout pas à le rendre !

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