Vanessa Terral

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Vanessa Terral est née un dimanche d’octobre 1983, dans une fontaine aux eaux parfumées de roses. Les feux follets de la Ville lumière s’y moiraient et une vigne grimpait aux pierres blanches. Âgée d’une petite année et embarquée dans une transhumance parentale, elle gagna l’ombre bénie des reliefs secs et poussiéreux de Provence. Ce fut alors le début d’une enfance dorée dans un immense jardin sauvage, au pied d’une colline de pins, de chênes, de thyms et de broussailles. La fillette pactisa avec les grands arbres sages et feuillus ; elle chantait la lumière irréelle et le petit ruisseau au goût de mirabelle. Un livre l’accompagnait toujours, fidèlement glissé au creux de son coude ou d’une poche. Vanessa allait souvent se percher dans les branches d’un chêne afin d’y lire bercée par le vent. À partir du miel des récits et du duvet des feuilles, elle tissait des patchworks d’histoires, le carquois rempli d’aventures palpitantes où se perchaient des silhouettes graciles aux épaules parfois ailées.

Depuis cette époque, Vanessa est animée par le besoin et le désir de créer, d’imaginer, de raconter. Cet élan prit plusieurs visages : dessin (elle était très mauvaise), théâtre et enfin écriture. Elle passa ses premières années d’études à Valence, cité d’eau et de vent sur laquelle veille le château de Crussol. Puis elle les poursuivit à Paris, et vécut alors dans la ville qui l’avait accueillie nourrisson.

Durant cette période, elle entra dans le fanzinat et une association d’aide à cette activité (MéluZine) comme on prendrait une bannière. Le milieu amateur rassemblait un foisonnement d’esprits créatifs d'où émergeaient des univers éclatants et chamarrés. Quelque temps après, elle fit le grand écart entre le milieu du manga et celui de l’Imaginaire, participa à divers titres et appels à textes : le fanzine Borderline – qui l’a publiée sous le nom de Vanessa Lamazère –, les éditions Argemmios, le webzine Le Royaume des fées, les œuvres du collectif Les Enfants de Walpurgis… Elle rencontra le jeu de rôle, formidable exercice à développer l’inspiration et la véracité des histoires, qu’elle pratique autour d’une table ou en costumes lors de Grandeur Nature.

Lors de son arrivée à Paris, son écriture connut une mutation. Parcourir la capitale, la grande ville, lui révéla une saveur inconnue. La nuit d’été l’initia aux spectres de chaleur, aux éclats lucides d’étrange, aux langues de bitume noyées d’un orange lourd de cernes. Très vite, la cité s’amalgama avec l’Ailleurs… Son imaginaire s’immergea dans l’urban fantasy, tandis que la Seine clapotait dans ses veines.

Son goût pour les légendes et les mythologies se confirma, s’amplifia. Elle visita les panthéons vaudou, scandinave, maori… Elle parcourut les contes, les épopées et, de contées en racontées, devint aussi conteuse et lectrice à voix haute.

En 2009, Vanessa rassembla ses intérêts – la création, la promotion de jeunes artistes ainsi que la diffusion de textes bons et de belles illustrations –, au creux d’un projet d’édition amateur : l’association Transition.

En 2011, elle quitta Paris pour Toulouse. Et, à peine arrivée dans la Ville rose, la frêle blonde s’imposa parmi la faune nocturne en mettant une rouste à un loup-garou.

Vanessa a toujours des idées et des histoires plein la tête, les touches rétroéclairées de son ordinateur et le mug à thé qui ne la quitte pas quand elle écrit. Elle travaille en ce moment sur ses premiers romans, toutefois l’envie d’une nouvelle vient la titiller de temps à autre…

 

Livres de l'auteur chroniqués :

 

L'Aube de la guerrière, de Vanessa Terral

Aube

 « Marre de jouer les éboueuses ! De ramper dans les divers infra-mondes à traquer les monstres les plus tordus de la Création. Et maintenant, on nous envoie sans équipier, direct au casse-pipes ! Trop de boulot, qu’ils disent. Trop de manifestations. Il paraît que c’est à cause de la fin du monde. Quel monde, déjà, je ne sais pas trop… Mais quelle fin en plus ?! On a déjà eu droit à l’éclipse de 1999, au bug de l’an 2000, à l’ère du Verseau qui s’est glissé quelque part là-dedans et maintenant à décembre 2012 grâce à cette connerie de calendrier maya ! N’importe quoi…

Remarquez, je devrais quand même me méfier ; je suis bien placée pour savoir qu’en matière de légendes, il n’y a pas de fumée sans feu. La preuve : moi, ça fait trois semaines que je suis un ange guerrier.»

À peine décédée, Solange est envoyée à l’armurerie divine. Le Livre de saint Pierre a parlé : guerrière par prédisposition naturelle, mais ange sans grande valeur, elle ne sera d’aucune utilité dans la guerre qui oppose les siens aux démons. Autant l’utiliser près des Fosses, ces lieux dispersés dans les plans qui ont pour point commun d’abriter des Larves et autres créatures de cauchemar. Lesquelles ont une fâcheuse tendance à fuguer…

Un job qui n’a rien de bien intéressant – à part une meilleure connaissance des différents types d’effluves méphitiques – jusqu’à ce qu’elle découvre que les démons aussi envoient des guerriers dératiser les abords des Fosses. Dont Terrence et Aghilas… ce dernier possédant le même Don qu’elle, un pouvoir très rare visiblement : le Feu des Ténèbres

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