Braises, de Yano Las

braises.jpg

Quatrième de couverture

Dans son dernier recueil "Braises", on peut entendre le cri d'une femme qui ne veut que le bonheur, le bonheur pour les autres mais aussi pour elle-même et ses proches. A la différence des autres livres, on ressent moins ce sentiment de perte des racines, non pas familiales, mais géographiques.

 

Chronique d’Ailayah

Je tiens tout d’abord à remercier Yano Las pour m’avoir permise de découvrir sa poésie.

Je ne lis pas beaucoup de poésie, donc peut-être que mon jugement ne vous paraîtra pas très pertinent si vous en lisez énormément. Cela dit, sans être expert en poésie, je pense qu’elle touche toujours autant si elle est bien écrite.

Ce recueil-ci m’a vraiment touché car c’est la poésie telle que je l’aime, très personnelle et très profonde. Dans chaque poème, Yano Las nous raconte une histoire. On est plongé dans son univers du début à la fin et on a vraiment plaisir à le découvrir.

Ce que j’ai vraiment apprécié également c’est la diversité dans la forme des poèmes. Chaque poème a son propre langage, sa propre façon de mettre en avant ce qu’il nous dit. J’ai aimé également le soin pris par rapport au son et au rythme. Ce sont pour moi deux choses primordiales en poésie et qui différencient les personnes qui se croient poètes simplement parce qu’elles font des rimes et les vrais poètes qui font attention à tout. Il est vrai que dans certains poèmes, ce soin était moins mis en avant que dans d’autres, mais dans l’ensemble, ce qui en ressort c’est tout de même un travail de qualité.

Pour ce qui est du reste, je vais peut-être paraître répétitive, mais la poésie de Yano Las m’a énormément touchée. C’est ce que je recherche en lisant de la poésie, et c’est pour cela que je peux dire que j’ai vraiment apprécié ce recueil. Chaque poème m’a parlé. Certains plus que d’autres, bien sûr. J’ai également énormément apprécié le petit rappel au début du recueil … on ne peut juger ce qui est vraiment personnel. C’est pour cela d’ailleurs que je ne jugerai rien de ce qui est dit. Je ne fais que vous décrire ce que j’ai ressenti à la lecture de ces poèmes. Car le ressenti est pour moi bien plus important que la recherche de sens en poésie.

Ce qui m’a plu également est que malgré les sujets parfois durs qui sont abordés, il en ressort un fort sentiment d’espoir, d’espérance. C’est cet espoir qui nous fait tenir, qui nous raccroche lorsque tout semble perdu. J’ai également apprécié le réalisme des écrits. Ca semble idiot dit ainsi puisque tout ce qu’elle écrit est très personnel … mais ce que je veux dire c’est qu’elle ne s’apitoie jamais sur son sort. Elle accepte les choses et fait avec, va de l’avant. Des situations difficiles, elle en a vécu semble-t-il, mais elle n’en fait pas ici une plainte, elle ne tombe pas dans le désespoir, au contraire elle nous montre par la forme, le langage, la poésie elle-même que derrière tout ça, c’est l’espoir qui a fait d’elle ce qu’elle est aujourd’hui, qui lui a fait surmonter ces épreuves. C’est vraiment ce genre de poésie qui me touche car elle trouve un équilibre entre la poésie totalement sombre et désespérée et la poésie trop « positive » qui est finalement dans le déni des dures réalités de la vie.

Je crois que je pourrais parler encore longtemps mais je vais m’arrêter là. Vous aurez compris que ce recueil m’a énormément plu et qu’il est temps maintenant pour vous de le découvrir. Je finirai simplement par une citation d’un des poèmes de ce recueil qui pour moi résume un peu tout : « Le bonheur s’imposa en art. »

 

Braises : Colère et douleur

Yano Las

Aile de May

84 pages

12€

 

Ailayah

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau

Date de dernière mise à jour : 18/11/2015