Dans la procession muette des pierres, de Mireille Bloyet

 

Quatrième de couverture

L’heure est grave, comme le sable… comme la fleur trop lourde, la tête penchée, comme la main veinée de bleu.

L’heure est grave comme le regard qui sait, jette un éclat de perle noire. Comme un bruissement d’aile dans l’air gris.

A l’heure des feintes ajourées, le cœur comptable sépare les trésors frelatés.

Je regarde au dehors, je guette encore, je regarde au-dehors ; tout est là. Il n’y a rien d’autre que l’or qui vibre dans la poussière du chemin…

A midi en été.

 

Chronique d’Alexandre

Je vous parlerai aujourd’hui du recueil « Dans la procession muette des pierres », de Mireille Bloyet

La lecture de la petite quarantaine de pages qui composent l’ouvrage de l’auteure, plusieurs impressions se sont présentées à moi, et force m’est d’admettre qu’elles n’étaient vraiment pas positives.

Il m’aura fallu relire le recueil quelques jours après, à tête reposée pour que mon avis se nuance et s’améliore, bien qu’on ne puisse pas dire qu’il s’agit ici d’une lecture transcendante.

Je  dirais que de manière générale j’ai eu comme première impression que les différents textes avaient été écrits dans une démarche de « recherche artistique », que les textes se voulaient « conceptuels », avec tout ce que ces mots peuvent revêtir de négatif. J’ai eu l’impression que les mots choisis l’étaient dans le but de donner l’impression de textes réfléchis et pensés pour être perçus comme une forme d’art recherché.

Impression qui s’est nuancée à la seconde lecture. J’ai toujours le sentiment de lire des textes réfléchis et écrits pour donner une image artistique, mais les thèmes abordés et leur tournure me donnent à penser qu’il existe tout de même une part de spontanéité dans l’écriture.

Tout au long de cet ouvrage, j’ai perçu cette espèce de dualité entre le côté « indépendant » du choix des thèmes, de la manière dont ils sont traités et la recherche d’une tournure de phrase et d’un vocabulaire qui se veulent plus intellectuels et artistiques.

Notons également qu’avant d’arriver à la lecture du dernier texte de l’ouvrage, j’avais le sentiment que les textes étaient rédigés comme s’ils étaient une forme de thérapie, comme si l’auteure traversait une mauvaise passe et qu’elle évacuait son trop plein de sentiments par le biais de l’écriture. La dernière page du recueil m’a confirmé cette impression, venant souligner l’aspect « spontané » dont je parlais un peu plus en avant de cette chronique.

Concernant les textes en eux-mêmes, j’avoue être resté assez imperméable à leurs messages et à l’émotion qu’ils devraient dégager et sort relativement frustré de ma lecture.

En revanche, je pense qu’un lecteur de poésie régulier sera plus à même d’en percevoir la qualité que moi.

Un livre que je conseillerais donc plus à une personne plus avertie dans le domaine.

 

 

Dans la procession muette des pierres

Mireille Bloyet

Les joueurs d’astres

40 pages

9 euros

 

Alexandre

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau

Date de dernière mise à jour : 22/02/2016